On a testé… Drifter Tome 1

Drifter


Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie… Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.

C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission… Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.

Vous venez de lire le synopsis de Drifter, nouvelle série qui est proposée par Ivan Brandon et Nic Klein. Ce premier tome de Drifter fait partie de la vague de sorties Glénat Comics de cette semaine, et comme pour les autres titres de cette vague, nos testeurs ont pu lire ce Tome 1. Elvire, Nib et Matthieu ont choisi de découvrir ce recueil intitulé “Crash” et vous livrent leur verdict (sans concertation préalable, précisons-le):

[accordions tabs_bgcolor=”ffffff” tabs_textcolor=”#000000″ tabs_bordercolor=”” tabs_opacity=”100″][accordion title=”L’avis de Nib“]

Abram Pollux s’écrase sur une planète inconnue, pensant mourir. Recueilli par une jeune femme qui fait office de médecin/gendarme, il essaie de comprendre la planète et s’en échapper. Ce qu’il ne comprend pas c’est quand on lui dit qu’il a été trouvé trois jours plus tôt alors que son vaisseau s’est écrasé il y’a un an. Bon. Première mission: trouver un flingue et se barrer.

Si il y’a bien une chose que je ne peux pas retirer à Drifter, c’est sa beauté graphique. C’est tout bonnement superbe. D’ailleurs c’est ce qui m’a fait tenir la lecture jusqu’au bout car je ne suis pas fan de sagas spatiales ou d’histoires sur des planètes autre que notre bonne vieille planète bleue. Néanmoins ce n’est pas mal foutu, on voit toute une ribambelle de personnages qui ont l’air vraiment intéressants. Le mystère du crash m’intrigue beaucoup et ce Tome 1 pose les bases d’une épopée sur le devenir sans aucun doute.

[/accordion][accordion title=”L’avis d’Elvire“]

Ce comic nous emmène dans un monde qui m’est inconnu. On semble être dans l’espace mais dans un western en même temps. On ne m’avait pas menti sur le côté Space Opéra. Je suis agréablement surprise. On se dirait un peu dans Firefly. Les graphismes sont magnifiques et vraiment bien travaillés, ce qui aide à entrer dans cette univers qui ne nous est pas familier a la base.

Concernant le scénario, il est plus difficile de me faire un avis. J’ai lu le tome d’une traite, avide de réponses aux multiples questions que je me posais plus j’avançais dans ma lecture. Mais ce n’est pas dans ce tome que je les trouverai. En effet, ce premier tome ouvre beaucoup de portes: il y a beaucoup de storylines et de personnages et au final, on ne sait pas grand chose de plus les concernant a la fin des 128 pages. Mais j’ai envie de continuer pour en savoir plus. Il y a une mythologie qui a l’air assez complexe de mise sur pieds dans ce tome: qui est Pollux, d’où vient-il, que mérite-t-il, où est-il arrivé, qui sont les habitants, quel est le dessein du prêtre ? Autant de questions dont j’ai envie de trouver les réponses, même si je déplore qu’on ai si peu d’informations dès le premier tome. Je peux comprendre l’envie des scénaristes de créer un univers, une mythologie et un côté mystique mais il nous faut un peu d’os à ronger pour rester accrocher à la série. 

Je vais continuer car l’univers est tellement différent de ce que je peux lire que je suis curieuse. De plus, cet univers me plait. Mais il me faudra des clés pour mieux le comprendre dans le prochain tome pour me fidéliser. 

[/accordion][accordion title=”L’avis de Matthieu“]

J’ai failli ne pas lire Drifter. Je n’aime pas la couverture, le titre ne m’inspirait pas, et les sollicitations que je lisais du côté d’Image Comics lors de la sortie en VO, puis le résumé de la version française ne me disaient absolument rien. Encore une histoire de crash sur une planète hostile, avec le héros qui va être récupéré par quelqu’un qui va le cacher et devenir son seul allié, voire son intérêt amoureux, non merci, j’en ai trop vu et lu des histoires comme ça.

Alors bien sûr il y a un peu de ça, les codes classiques sont présents en toile de fond, c’est évident. Mais il y a autre chose. Drifter a deux arguments qui ont su me convaincre.

Le premier s’appelle Nic Klein. C’est l’artiste qui met cette série en image. Ou plutôt qui sublime cette histoire. Il crée le monde de cette planète, ses décors, et les espèces qui la peuplent, avec un style incroyable, et nous offre des planches à couper le souffle.

Le deuxième s’appelle Ivan Brandon, qui a su me repousser avec des codes éculés pour mieux me récupérer en me montrant qu’il allait en faire autre chose, et qui a même réussi à me surprendre par moments. La conclusion de ce tome m’a même donné envie de lire le second, c’est dire si on revient de loin…

Je ne me voile pas la face pour autant, et ne ferme pas les yeux sur les défauts de ce premier tome; certaines ficelles sont bien visibles, et le style est parfois lourd; il faut par moments s’accrocher pour tout comprendre et pour voir où veut en venir le scénariste.

Pour ce qui est de l’édition de Glénat Comics, j’ai été très surpris de la découvrir, et j’en dirai deux mots, puisque ce sont là les premiers titres du label dans sa nouvelle version. Sur le contenu, rien de particulier qu’on ne trouverait pas dans le relié en VO. Le format, en revanche, est un peu agrandi (comme Outcast chez Delcourt ou saga chez Urban). Ce qui m’a conquis, c’est la maquette, et le dos des livres Glénat Comics, qui a su se trouver une identité visuelle propre, accrocheuse, et que l’on identifie facilement. Une réussite en somme.

J’ai failli ne pas lire Drifter, vous disais-je. Et ça aurait été une erreur!

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Et parmi vous, qui a déjà lu Drifter en VO? Qu’en avez-vous pensé? Et qui compte découvrir cette série dès mercredi en VF? Les commentaires sont ouverts! Et comme toujours, vous pouvez vous aussi donner votre note à ce premier tome, en cliquant sur les étoiles en dessous de la note des testeurs!

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Et pour commander Drifter Tome 1 – Crash, c’est par ici:

Drifter

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