Black Market (VF – Glénat Comics)

Fiche technique

Scénariste: Frank J Barbiere

Dessinateur: Victor Santos

Glénat Comics – Cartonné – 112 pages – 14,95€

Disponible depuis le 30/09/2015

Présentation de l’album par Glénat Comics:

La meilleure arme des super-héros pour sauver l’humanité ? Leur ADN.

Ray Willis est un homme brisé. Cet ancien médecin légiste connu et reconnu en est aujourd’hui réduit à préparer les corps des défunts pour les pompes funèbres du quartier. Il estime son génie scientifique lamentablement gâché… Du moins jusqu’à ce que son criminel de frère Denny arrive sur le pas de sa porte, avec une offre comme on n’en voit passer qu’une fois dans sa vie : la recette d’un produit capable d’éliminer toutes les maladies sur Terre. La fortune assurée ! La clé de ce remède miracle ?… elle se trouve dans l’ADN des super-héros.

Frank J. Barbiere et Victor Santos jouent avec la mythologie des super-héros pour nous proposer un récit pulp à l’humour noir décapant et aux dialogues incisifs. Black Market, c’est la rencontre entre des anti-héros dignes de Breaking Bad et des justiciers en collants mais pas très flamboyants !


Sur le papier, ce titre a tout pour me plaire, ou presque. Un personnage central au plus bas, qui n’a rien à perdre et doit composer avec une famille loin d’être modèle, un univers super héroïque qui adopte une orientation originale et la promesse d’un ton particulier, voilà trois ingrédients qui m’ont d’emblée séduit. Et tout cela, on le retrouve bien dans l’album. L’humour est noir et percutant, l’histoire nous offre un angle intéressant sur les super héros, leur place dans la société, leur potentiel biologique, et le personnage principal est intéressant.

Mais voilà, ce sont les seules promesses tenues, car dans cette mini-série, tout n’est que survolé, et rien n’est exploré jusqu’au bout. Le scénario nous lance un grand nombre de pistes et de concepts intéressants, mais ne développe rien de manière satisfaisante. L’histoire de ce traffic d’ADN aurait pu aller encore beaucoup plus loin, nous proposer plus d’enjeux et de rebondissements, on aurait pu assister à une riposte des super héros, à une chute plus lente du personnage de Ray Willis, et que sais-je encore. Mais non. Et c’est là ma plus grande frustration après ma lecture. J’ai passé un moment agréable, mais le goût d’inachevé prédomine malheureusement. J’aurais voulu en voir tellement plus, tant le principe de base est riche et pourrait offrir d’intrigues complexes, à de nombreuses échelles, qu’elles soient économiques, politiques, etc.

Du côté des dessins, le travail de Victor Santos est propre sans être éblouissant, et me laisse un bon souvenir, notamment dans les compositions des planches, qui sont parfois intéressantes.

Peut-être avais-je fondé trop d’attentes en découvrant la présentation de cet album, et peut-être que l’équipe créative n’avait d’autre ambition que celle de nous faire passer un moment sympathique avec un concept efficace, sans partir dans une intrigue tentaculaire, mais en proposant au contraire une histoire simple et courte. Dans ce cas le pari est réussi. Et puis si je suis autant frustré par ma lecture, n’est-ce pas le signe que j’ai été suffisamment intéressé pour vouloir en découvrir (beaucoup) plus?

Et vous? Avez-vous lu Black Market? Qu’en avez-vous pensé? Les commentaires sont ouverts!

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