Lazarus Tome 2 – Ascension (VF – Glénat Comics)


Fiche technique

Auteurs : Greg Rucka (Scénario) – Michael Lark (Dessin,Couverture)

Contient les épisodes VO: Lazarus #5-9

Glénat Comics – Grand format cartonné – 128 pages – 14,95€

Présentation de l’album par Glénat Comics:

Dans un futur dystopique, le gouvernement est un concept archaïque, les richesses du monde sont farouchement acquises par quelques familles qui règnent de façon despotique. Forever Carlyle est l’ange gardien de sa famille… son « Lazare » !

Dans cet épisode : Forever démasque une rébellion prenant source dans les rues de Los Angeles. Dans le même temps, les Barret, une famille de Déchets tombée en disgrâce, part pour un voyage de 500 miles pour Denver. Leur but : se faire repérer par les Carlyle et entrer à leur service…


Après un tome 1 qui avait convaincu nos testeurs lors de sa sortie au printemps, Lazarus revient pour un tome 2 très attendu, et pour lequel j’avais formulé quelques attentes, notamment mon souhait de savoir plus de choses sur le monde décrit par Greg Rucka, en dehors de la famille Carlyle, mais aussi en apprendre plus sur Forever et les lazares. J’étais également très envieux de découvrir de nouvelles familles, et de voir comment elles cohabitaient et géraient le monde.

C’est en partie chose faite dans ce deuxième volume, puisqu’on va notamment suivre une famille de “Déchets”, la famille Barrett, qui se lance dans un long périple pour gagner Denver, dans l’espoir que l’un d’eux soit choisi pour entrer au service des Carlyle, et devenir un serf, gagnant au passage un statut plus digne. A travers le périple de cette famille, c’est toute la misère du petit peuple, dont on n’avait jusque là pas entendu parler, qui est présentée. Mais c’est aussi l’occasion de nous en apprendre plus sur la hiérarchie des classes de l’univers de Lazarus. Et ce système de “casting” géant pour se faire repérer et entrer au service des Carlyle est intéressant à découvrir, bien que j’aurais peut-être aimé en voir encore un peu plus.

Cette intrigue n’est pas la seule de ce tome 2, puisque Forever est bien entendu toujours au centre de l’attention. On découvre son passé, et notamment son enfance, son apprentissage pour devenir l’arme des Carlyle, les nombreuses déceptions et souffrances par lesquelles elle est passée. Son combat perpétuel pour gagner l’affection des membres de sa “famille” est touchant, bien dépeint, et renforce le côté dramatique du personnage. Outre ces flashbacks, Forever, dans le présent, est en chasse et traque des terroristes, à la demande des Carlyle. Et autant les flashbacks nous la rendent humaine, autant dans le présent elle passe parfois pour une machine à tuée et à exécuter les ordres des Carlyle.

Dans l’ensemble, c’est un Tome 2 au scénario captivant de bout en bout que nous propose Greg Rucka, qui a trouvé en Michael Lark la personne idéale pour dépeindre le monde dystopique de Lazarus. Son style colle à mon sens parfaitement au ton de l’histoire, et j’apprécie vraiment son travail, notamment sur les jeux de lumières et d’ombres. Après un tome 1 finalement très introductif et qui jetait des bases intéressantes pour la série, nous avons là un deuxième acte dont le but est d’étendre l’univers, et de nous faire découvrir le fonctionnement du territoire géré par les Carlyle. Une exploration passionnante, et j’ai hâte de voir le focus s’élargir encore, pour aborder les questions géopolitiques, et découvrir de nouvelles familles!

Lazarus reste une série à suivre, et un des points forts du label Glénat Comics, que je vous recommande chaudement!