Orphelins Tome 1 (VF – Glénat Comics)

Fiche technique

Auteurs : Roberto Recchioni, Emiliano Mammucari

Glénat Comics – Petit format souple – 192 pages – 14,95€

Présentation de l’album par Glénat Comics:

La fin du monde n’est que le commencement…

Le futur. La Terre a été presque entièrement ravagée par une attaque extra-terrestre. Pour contre-attaquer, le gouvernement militaire formé par les survivants décide de mettre en place un programme d’enfants-soldats surentrainés. Parmi eux, 5 adolescents aux dons exceptionnels vont se démarquer : ils forment l’unité des Orphelins. Ensemble, après de nombreuses épreuves, ils vont découvrir l’infâme vérité qui se cache derrière cette catastrophe. Cette amitié indéfectible qui fait leur force en subira les conséquences…

Orphelins est une grande saga de science-fiction mettant en scène des enfants-héros face à leur destin dans un futur post-apocalyptique fait de guerres interstellaires et de révélations fracassantes. Un futur classique du genre, entre Starship Troopers et Hunger Games.

Cette série en 6 albums bénéficie d’un rythme de parution soutenu, à raison d’un tome tous les 3 mois !


Et merde, encore un truc de futur post apocalyptique avec des gosses qui vont sauver le monde et découvrir une machination, puis se révolter. C’est à peu près ce que j’ai pensé en découvrant le concept d’Orphelins. Voir apparaître Hunger Games dans la sollicitation n’a pas arrangé les choses, loin de là, car entendre des choses comme “ça fait penser à Game of Thrones”, “on sent l’influence Hunger Games”, …, est tout sauf vendeur pour moi. Mais j’ai tenté l’expérience tout de même. Et j’ai dévoré ce tome 1 comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Alors, certes, Orphelins ne va pas réinventer la poudre ni révolutionner les comics; c’est une histoire relativement classique. Mais terriblement efficace et exécutée parfaitement. Tout se met en place de manière fluide, le scénario coule tout seul, nous prend même par surprise à certains moments, avec un saut dans le temps inattendu et non explicite, une storyline qui prend un tournant qu’on n’avait pas vu venir, un événement choc, etc. Mais si le scénario est une réussite, les personnages en sont une encore plus grande. Tous sont immédiatement identifiables et très bien caractérisés. Ce sont des personnages que l’on prend un vrai plaisir à suivre, et qui bénéficient de dialogues parfois discrets, mais la plupart du temps très bien écrits.

Les premières pages de ce tome 1 sont une entrée en matière rapide et efficace. On comprend alors qu’avec Orphelins, on ne perdra pas de temps pour des détails insignifiants, et que chaque planche comptera dans une histoire très rythmée. Et très bien illustrée, dans un style qui m’accroche particulièrement. C’est beau, très beau même.

Du côté de l’édition en elle-même, j’ai quelques réserves à émettre. Le rythme prévu de parution est une bonne idée à mon sens, car avec un tome tous les 3 mois, on limite la chance de voir la série tomber dans l’oubli. Mais on prend le risque de décourager des lecteurs déjà beaucoup sollicités de toutes parts. Le format souple est une nouveauté chez Glénat Comics, qui ne me dérange pas en soi, mais le livre est bien plus fragile que ses cousins cartonnés, et vit beaucoup moins bien les chocs et autres contraintes physiques… Ce que je regrette le plus concernant cette édition est l’absence totale de bonus. Il n’y a rien, aucun carnet de dessins préparatoires, pas d’essai de couvertures, de documentation sur les origines de ce titre, qui ne vient pas des USA mais est un titre européen. Non, la BD, et juste la BD. Dommage car j’ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome et j’aurais adoré en savoir plus grâce à des bonus.

Mon verdict? Orphelins est LA bonne surprise comics de cet été, le titre que je n’attendais pas et qui m’a conquis dès les toutes premières planches, grâce à son efficacité, aux personnages, et aux dessins. Vivement la suite!