The sixth gun Tome 1: De mes doigts morts… (VF – Urban Comics)

Avant toute chose, faisons les présnetations. The Sixth Gun est une série publiée aux USA chez Oni Press, éditeur de Scott Pillgrim et Letter 44 pour ne citer que ces deux là, lancée pour le Free Comic Book Day en 2010, et qui arrivera à sa conclusion en 2015, avec son #50. Le tandem à la tête de la série depuis le premier épisode est composé du scénariste Cullen Bunn, qui a été révélé par The Sixth Gun et qui officie depuis sur Sinestro et Magneto, et du dessinateur Brian Hurtt, qui a notamment travaillé sur Gotham Central.

L’histoire de ce Tome 1, sorti en Juin 2014 chez Urban Comics, est (très bien) présentée dans la sollicitation de l’éditeur:

Alors que le continent américain se remet difficilement des blessures de la Guerre Civile, d’inquiétants individus sillonnent le Grand Ouest à la recherche de six pistolets maudits détenant à eux seuls assez de puissance pour mettre fin à l’humanité. Parmi eux, le général confédéré Oleander Hume, créature suspendue entre la vie et la mort, attend dans son cercueil le jour où il pourra enfin remettre la main sur l’un de ces artefacts. Pour l’heure, son épouse et quatre de ses cavaliers les plus fidèles ont retrouvé la trace de l’une de ces armes entre les mains de Becky Montcrief, jeune femme cherchant à venger la mort d’un de ses proches. (Contenu: The Sixth Gun #1-6)

Autant vous le dire tout de suite, j’ai bien failli ne pas aller au bout de ce premier tome, tant les deux premiers épisodes m’ont laissé perplexes. On a en effet affaire à un mélange des genres assez déconcertant au départ, car peut-être pas vraiment maîtrisé par le scénariste. Le cadre est celui du western, mais Cullen Bunn apporte des éléments du genre fantastique comme les pistolets aux pouvoirs mystiques, les zombies et autres, et le mélange des genres est très confus au départ de l’album, qui fait franchement brouillon à côté de la suite.

La suite, c’est une histoire menée à un rythme effréné, où les rebondissements se succèdent, et tout au long de laquelle Cullen Bunn place des plots scénaristiques et ouvrent des portes pour la suite de son histoire, qui ne manquent pas d’éveiller la curiosité et l’intérêt. Je regrette cependant que Cullen Bunn n’explore pas plus le contexte historique dans lequel se situe the Sixth Gun, à savoir celui d’une Amérique qui sort tout juste de la Guerre de Sécession, sujet qui est jusque là à peine effleuré, et le grand amaeur d’Histoire que je suis ne peut que le regretter, et espérer que la suite me surprendra de ce côté là.

On peine à oublier le démarrage lent et confus, mais la deuxième partie de l’album montre que la série à un réel potentiel pour la suite, et les personnages, dont le développement s’affine en même temps que le style graphique de Brian Hurtt, gagnent en relief. Finalement, pour peu que l’on s’accroche et que l’on ne baisse pas les bras après les deux premiers épisodes, la lecture de ce tome 1 nous permet de passer un bon moment, avec une histoire très rythmée, pleine de potentiel, et parfois très drôle.

A la fin de ce premier tome, je ne suis clairement pas emballé par The Sixth Gun comme je peux l’être par de nombreuses autres séries du catalogue Urban Indies, mais j’ai été suffisamment intrigué par certaines pistes ouvertes par le scénario pour avoir envie de découvrir ce que donne le Tome 2. N’est-ce pas là l’essentiel?

Et vous, avez-vous lu The Sixth Gun Tome 1? Si oui, qu’en avez-vous pensé? N’hésitez pas à commenter et à laisser votre note en cliquant sur les étoiles juste en dessous de ma note, en début d’article!