The Wake (VF – Urban Comics)

Lorsqu’elle est arrachée à ses recherches pour rejoindre une expédition secrète gouvernementale en plein Arctique, la biologiste marine Lee Archer ne se doute pas une seconde de ce qu’elle s’apprête à découvrir par 300 pieds sous la calotte glaciaire. Après avoir été présentée à l’équipe de spécialistes en tous genres, Lee découvre dans un caisson la raison d’être de cette expédition top secrète…


Bien que ce comics ait été édité il y a plusieurs mois, je souhaitais revenir dessus et en faire une review puisqu’il s’agit, selon moi, du meilleur comics one shot de cette année 2015 (oui l’année n’est pas terminée mais, soyons honnête, cela va être difficile de faire mieux).

The Wake est à l’origine un comics américain édité par Vertigo au format kiosque, de sorte que lorsque je parle de comics « one shot » je me réfère en fait à l’édition française d’Urban Comics parue le 23 janvier 2015. J’apprécie d’ailleurs ce choix éditorial qui est un vrai parti pris puisque ce comics se prête parfaitement à un découpage en deux parties (cf. plus bas).

The Wake c’est avant tout du Sean Murphy

The Wake c’est avant tout du Sean Murphy qui, depuis Joe, l’Aventure Intérieure,  est le dessinateur (indépendant) du moment, et on comprend tout de suite pourquoi lorsque l’on ouvre ce comics. Sean Murphy fait partie de ces quelques dessinateurs qui justifient à eux seuls l’achat d’un comics (/d’une BD) et ce quel que soit l’histoire qu’il y a derrière. En effet son trait peut nous faire fermer les yeux sur d’éventuelles faiblesses scénaristiques car nous les gardons grands ouverts sur ses dessins. C’est d’ailleurs ce qui se passait un peu dans Joe, l’Aventure Intérieure, où le scénario était parfois quelque  peu brouillon mais où le dessin nous faisait tout pardonner.

Dans The Wake Sean Murphy maitrise encore une fois parfaitement son sujet et nous le prouve en parvenant à nous plonger dans cet univers subaquatique angoissant imaginé par Scott Snyder.

Le deuxième effet kiss cool de The Wake : son scénario !

the-wake-couverture-518x800Et c’est ici que réside le deuxième effet kiss cool de The Wake : son scénario ! En effet on retrouve un Scott Snyder au sommet de sa forme, qui m’avait déjà impressionné par son travail sur Batman (également édité chez Urban Comics).

L’action démarre sur les chapeaux de roues et il ne faut attendre qu’une dizaine de pages (sur les 238 qui composent le comics) pour assister à la rencontre entre Lee Archer et ce qui se trouve à l’origine des recherches menées par le gouvernement.

Dix pages cela peut paraitre court mais il n’en faut finalement pas plus à Scott Snyder pour réussir tout à la fois à planter le décor et à nous immerger dans son histoire.

La lecture est tellement prenante qu’au fil des pages nous délaissons notre statut de lecteurs pour devenir témoins des évènements et nous retrouver aux côtés de Lee Archer.

Ici tous les ingrédients qui ont fait la réussite d’un Abyss ou d’un Alien sont présents et l’on se surprend à ne reprendre notre souffle qu’une fois la première partie du comics achevée.


Car oui ce comics est divisé en deux parties, mais il m’est impossible d’évoquer la seconde partie sans risquer de spoiler l’intrigue. Sachez donc simplement qu’il y a deux parties et que la seconde est, de l’avis général (que je partage), légèrement en dessous de la première.

Pour être tout à fait honnête je m’y suis pris à deux fois pour lire cette seconde partie car, à la première lecture, certains éléments m’avaient échappé. J’avais donc refermé The Wake en étant un peu frustré d’avoir entre les mains un comics qui avait flirté avec la perfection mais s’achevait en demi-teinte.

Finalement la deuxième lecture fut salvatrice, et si je devais attribuer une note à chaque partie la première aurait un bon 10/10 et la seconde oscillerait entre le 8 et le 9.


Alors n’hésitez plus, prenez votre respiration et plongez dans The Wake, vous ne serez pas déçus du voyage.

Pour découvrir et commander The Wake, c’est par ici: