Production imaginée pour lancer le label Ninth Circle, nouvelle structure spécialisée dans les comics horrifiques, montée l’an dernier par la productrice Kimberly Steward, Freddie l’arrangeur est un court récit réalisé par une équipe de choc : Garth Ennis, Mike Perkins, Mike Spicer & Andy Troy.
Long de 48 pages, le récit voit Freedie, un « nettoyeur », s’occuper de faire le ménage lors des soirées du tout Hollywood qui ont mal tourné. Mais dans l’univers imaginé par Garth Ennis, les créatures des films existent réellement, tels les loups-garous ou les dinosaures, ce qui amène des situations rocambolesques.
Décalé et trash
Freddie l’arrangeur permet au scénariste irlandais de laisser libre court à son goût pour le décalé et l’humour trash auxquels il ne faudra pas être allergique pour gouter à ce thriller à l’ambiance bien installée. Les personnages hauts en couleurs, les dialogues piquants, les situations pleines de second degré façonnent un univers très agréable bien que sombre dans le fond, dans lequel on a plaisir à suivre une intrigue somme toute classique. Nombre de protagonistes sont de parfaits salauds à la morale bien discutable comme aime les mettre en scène le scénariste.

Enthousiasmant et frustrant
Si Freddie l’arrangeur était un épisode inaugural d’une série à suivre, ce serait enthousiasmant ! Mais en one shot, cela manque un peu de consistance du fait la brièveté du récit et au final, la lecture est aussi frustrante que délectable.
D’autant que l’équipe artistique réalise un excellent travail. Le dessin âpre de Mike Perkins colorisé par le toujours excellent Mike Spicer – secondé par Andy Troy -, renforce parfaitement l’ambiance à la croisée de l’horrifique et de la parodie. Les designs sont aussi repoussants qu’hilarants, les lieux sont dans la pure tradition du LA du cinéma et les artistes ont un vrai talent pour les scènes d’horreurs. Une prestation graphique impeccable !

L’on aurait aimé que Freddie soit le nouveau héros d’une série au long cours à l’univers enthousiasmant ! Mais ce one shot frustre de par sa brièveté tant le potentiel était là !


