Nouveau titre de la gamme Universal Monsters, Le fantôme de l’opéra est l’adaptation du film de 1943 signé Arthur Lubin, lui-même adaptation fameux roman de Gaston Leroux qui, en 1910, s’inspira de rumeurs ayant cours à l’époque sur les mystères des souterrains de l’Opéra Garnier pour écrire ce classique de la littérature.
Le monde de l’opéra décortiqué
Tyler Boss reprend peu ou prou le déroulé du film en modernisant certaines composantes. D’une déchéance suivie d’une vengeance, Tyler Boss passe à un thriller plus psychologique qui traite des faux-semblants et de la jalousie du monde du spectacle de l’opéra Garnier. L’auteur approfondi la caractérisation de Christine Daaé, jeune débutante qui remplace la diva retrouvée morte. C’est aussi à travers que viendra le principal changement opéré par Tyler Boss dans son grand final.

Le pari de l’effroi en échec
Si l’ensemble est intrigant et troublant, le scénariste ne parvient pas installer une véritable frayeur pour le lecteur qui suit le récit de façon un peu neutre, impacté également par quelques longueurs. Même si le final s’emballe, le récit ne réussit jamais vraiment à installer la tension attendue.
Eblouissement graphique
Martin Simmons réalise, de son côté, une partie graphique splendide, jouant sur les couleurs et le contexte à la fois féerique et tragique de l’opéra. Ses compositions originales tentent d’insuffler une certaine angoisse et certaines pleins pages figent le regard du lecteur, époustouflé.

