Entre 2008 et 2011, avant de s’attaquer à une adaptation de Frankenstein, Steve Niles et Bernie Wrightson, quasiment voisins à Los Angeles, ont collaboré sur trois mini-séries qui mettent en scène trois protagonistes qui sont, tour à tour, personnage principal alors que les deux autres font de la figuration ou sont tout simplement absents (lors de la première histoire).
Trois histoires à l’esprit horrifique teinté d’ironie
Le détective Coogan, mort vivant encore en activité, la Goule, sorte de géant qui s’occupe de l’occulte et Doc Macabre, un très jeune scientifique, inventeur un peu fou qui combat fantômes et autres créatures mystérieuses, enquêtent sur des affaires horrifico-humoristico-policières assez simples dans leur résolution mais surprenantes dans les chemins qu’elles empruntent.
Le sel de ces histoires réside dans les situations rocambolesques mises en jeu, les ambiances horrifiques ou de série de B de SF installées et les dialogues souvent piquants et drôles. Les récits se lisent de façon fluides et sont ramassés en 3 issues, ce qui leur permet de ne pas traîner en longueur.

Un noir et blanc impeccable
Mais ce sont surtout les dessins de Bernie Wrightson qui valent le détour ! L’artiste américain rend un noir et blanc impeccable, se dépouillant davantage que par le passé. Son art se met au service des ambiances imaginées par Steve Niles, se montrant aussi redoutable dans l’esprit horrifique que dans les atmosphères de SF ou encore se teintant d’ironie lorsque le récit prend des chemins plus humoristiques.
Macabres s’achève par une consistante biographie de Bernie Wrightson signée Marc Duveau.

Macabres constitue un très bon moment de lecture permettant de profiter des planches d’un artiste hors norme dans l’un de ses derniers travaux !


