American Caper est une nouvelle série indé qui paraît chez Urban Comics. Elle est signée par le producteur de jeux vidéos Dan Houser – épaulé par Lazlow -, notamment connu pour GTA, et dont c’est la première création en bande dessinée.
Affreux, sales et méchants mais fades
On y suit, dans une petite ville américaine, deux familles voisines embarquées dans l’Amérique de ces dernières années avec ses multiples dérives.
Les auteurs proposent une récit trash qui mêle le graveleux au sordide et à l’absurde. Cela parle de racisme, de sexe, de complotisme, de politiciens et de financiers véreux…tout un tas de jolies choses, en somme. Dans le monde d’American Caper, tout est sale et tout le monde est perverti d’une façon ou d’une autre. Mais les scénaristes ne parviennent pas proposer une écriture originale. Cela sent le déjà vu, en moins bien. On dirait du Garth Ennis trash qui aurait perdu son mojo. Rien n’accroche vraiment, les séquences humoristiques font juste esquisser un sourire et les scènes choc n’atteignent pas leur objectif.
Au dessin, David Lapham est plutôt bon dans cet esprit excessif et trash. Ses personnages ont le bon gout du mauvais gout et les quelques scènes choc sont bien mises en image mais cela ne suffit pas.
Une série décevante qu’on abandonne déjà.

American Caper ne parvient pas à convaincre avec son ton qui se veut trash mais qui manque singulièrement d’originalité !


