Après deux volumes des plus sérieux (Ed Gein, Dr Wertham), Eric Powell revient chez Delcourt sur sa création The Goon avec un nouveau volume qui s’avère être drôle et divertissant bien qu’un poil répétitif.
Mandales à tous les coins de rue
The Goon et Franky reviennent à Lonely Street et constatent que leur absence à permis à une ribambelle de sales types de prendre la main sur le secteur. Bien évidemment, il est raisonnable pour le duo de mettre de l’ordre à grands coups de mandales.
Eric Powell propose dans ce tome 1 – ah oui, car l’éditeur ne vous a pas prévenu mais c’est un premier tome sur 2, ce qui n’est pas indiqué ! – 6 issues à la construction calquée sur le même modèle : un gus n’est pas satisfait du retour du Goon et entend bien le lui faire savoir, s’en suit une série de tartres dans la tronche.
Dialogues savoureux et situations rocambolesques
L’écriture d’Eric Powell se révèle efficace et très drôle, notamment avec des dialogues particulièrement savoureux délicieusement traduits par Nick Meylaender, et des situations totalement rocambolesques. Le duo formé du Goon et de Franky est un véritable modèle d’interactions réjouissantes qui offre quelque bonne tranche de franche rigolade ! Le rythme des épisodes permet de passer un très bon moment mais le décalque narratif finit par lasser un peu et l’ensemble s’avère au final très léger.
Uppercut et sales trognes au programme
Le dessin de l’artiste, aux inspirations caricaturales, fonctionne très bien et participe à l’humour de la série. Eric Powell régale de ces trognes impayables, de ces créatures délicieusement effrayantes et de ce punch incroyable. Il est secondé sur deux épisodes par Breet Parson qui conserve l’esprit de la série mais avec le petit grain de folie en moins.

The Goon – Retour à Lonely Street est un bon divertissement, drôle et léger, qui bénéficie de dialogues savoureux mais pâtit d’un schéma narratif répétitif !


