Pour ce quatrième fascicule, Tyler Boss, Gavin Fullerton, Michael Walsh et Claire Roe prennent les commandes de la série.
Un tueur psychotate flippant
Les deux premiers s’occupent de l’épisode 6 qui installe une véritable tension autour d’un tueur psychopathe à l’apparence enfantine. Tyler Boss met en place une situation vraiment flippante et traumatisante en mettant en jeu la manipulation d’un jeune enfant de la ville. Le dessin de Gavin Fullerton fonctionne très bien de son un trait élégant qui se met au service de la narration angoissante avec un travail de mise en page accentuant la tension instaurée.
Une dramaturgie qui retombe
Les deux derniers cités s’emparent de l’épisode 7 et, comme pour le précédent épisode qu’il a scénarisé, Michael Walsh ne parvient pas à créer de l’émotion. L’artiste se focalise davantage que son prédécesseur sur les réactions de la population mais la tension dramatique souhaitée tombe un peu à plat. De la même façon, le dessin Claire Roe impacte moins le lecteur. Néanmoins, le récit est dans la continuité de la trame principale et cela se lit sans déplaisir.
Un contexte qui se développe peu
On reste, comme depuis les débuts, dans un contraste entre une poignée de puissants qui se partagent le monde et le reste de la population plus ou moins conscient de la situation. Chaque auteur rappel cet état de fait en début et fin de chaque issue mais cela se développe assez peu.
Exquisite Corpses est une série qui se lit sans déplaisir mais sans marquer non plus réellement, à part sur certaines séquences ponctuelles.
Exquisite Corpses poursuit son petit bonhomme de chemin avec des épisodes plus ou moins efficaces. Une série divertissante.


