Le premier tome d’Absolute Wonder Woman fut un véritable coup de cœur ! Kelly Thompson a su proposer une réécriture forte, belle et surprenante du mythe de la Princesse Diana. Ce deuxième tome maintient le niveau avec trois arcs passionnants illustrés par trois excellents artistes !
Mythe et affrontements divins
Kelly Thompson choisit de poursuivre son run sous l’angle de la mythologie et de l’action. La première partie est en fait la résolution du cliffhanger du première tome publié par Urban Comics qui a choisi un découpage différent de la VO. Diana se retrouve aux Enfers où elle va devoir venir en aide à Circé, enlevée par Hadès dans un combat épique. Puis, dans le gros morceau du volume, Diana va partir à la recherche d’une possible autre Amazone dans un labyrinthe aux forts accents mythiques. Enfin, elle va affronter une créature mystérieuse qui va lui révéler beaucoup de choses sur elle-même dans un récit où la magie s’invite.

Une narration impeccable
Démontrant sa pleine connaissance du personnage et des récits super héroïques, l’écriture de Kelly Thompson est parfaite, trouvant un juste équilibre entre action et développement de la mythologie Absolute du personnage. Diana est caractérisée impeccablement et les personnages secondaires – dont certains sont issus d’excellents runs comme celui de Greg Rucka – sont très bien écrits. Ses récits sont sans cesse surprenants et particulièrement haletants. L’autrice tisse toujours plus l’Histoire de Diana à travers son éducation auprès de Circé, tout en l’intégrant habilement à son récit présent. Elle met également en place des éléments pour la suite, notamment un complot militaro-financier visant à s’opposer aux êtres à pouvoir qui apparaissent, et qu’on retrouve dans l’épisode one shot Absolute Evil.
L’ensemble forme un passionnant récit mythique autour du rôle de Diana, digne et puissante Amazone côtoyant les divinités !

Des étoiles plein les yeux
On retrouve bien sûr l’excellent Hayden Sherman au dessin avec ses découpages totalement fous. Illustrant l’arc se déroulant dans le Labyrinthe, l’artiste s’en donne à cœur joie. Sa mise en page est sans cesse au service de la narration et ses designs sont parfaits. Les couleurs de Jordie Bellaire, aux tons pastels, viennent compléter ses planches impressionnantes. La coloriste s’illustre aussi avec succès l’arc dessiné par Matías Bergara dont le trait est très apprécié. Le dessinateur de Saison de sang et de Coda impose aisément son style à l’univers de Wonder Woman. Dans un récit porté sur l’action et l’aspect magique, cela fonctionne parfaitement. Enfin, l’arc qui ouvre le volume est l’œuvre graphique de Mattia De Iulis au style plus réaliste et plus froid qui se montre idéal pour l’affrontement aux Enfers.

Absolute Wonder Woman confirme son statut de meilleure série Absolute et de très grand récit mythique et super héroïque ! Kelly Thompson montre tout son talent de narratrice dans des récits magnifiquement illustrés par des artistes hors norme !


