Après deux titres plutôt convaincants (Duke et Cobra Commander), voici la deuxième salve de mini-séries de l’Energon Universe qui démarre avec Scarlett.
Une belle caractérisation pour une intrigue assez faible
Kelly Thompson, qui maîtrise le récit d’espionnage comme elle l’a montré sur Black Widow, est en charge de faire découvrir le personnage de Scarlett aux lecteurs de l’Energon Universe. L’autrice propose de suivre l’espionne dans une mission d’infiltration où les enjeux vont se révéler davantage personnels.
Lors de cette mission, Kelly Thompson met en place une caractérisation travaillée et réussie de Scarlett à travers ses capacités hors normes d’espionne et sa relation avec son ancienne camarade Jinx.
Au fil des cinq épisodes, l’autrice, notamment par des flashbacks, tisse une toile dont les filaments se dévoilent petit à petit pour édifier une relation forte entre les deux jeunes femmes.
Malheureusement, l’intrigue qui sert de toile de fond tire en longueur et finit par très vite lasser le lecteur. Et finalement, l’apport à l’ensemble de l’univers est faible en comparaison avec les autres mini-séries.
Enthousiasme graphique modéré
D’un point de vue graphique, Marco Ferrari livre un dessin assez irrégulier, notamment sur les visages et les silhouettes. Sa mise en page se montre efficace mais sans réel moment marquant ou surprenant. Lee Loughridge réalise, pour sa part, comme d’habitude, un belle prestation.
Scarlett – Mission Spéciale est une lecture moyenne qui apporte assez peu à l’Energon Universe malgré une caractérisation plutôt réussie de son héroïne.