Nailbiter tome 4 (VF – Glénat Comics)

Nailbiter est une série qui se caractérise par une ambiance horrifique bien marquée et très efficace, peut-être parfois au détriment de l’avancée de l’histoire qu’on pourra trouver lente.

On retrouve, au début de ce tome 4, Finch et Crane les deux agents sortis du temple où ils ont laissé Warren, le Nailbiter, aux prises avec celui qui pourrait être un des seize bouchers de Buckaroo.

Dans ce nouveau tome, Joshua Williamson nous éloigne un peu de Buckaroo pour relier son intrigue à une deuxième se déroulant à Atlanta. Il en profite pour mettre davantage en valeur un personnage secondaire, l’agent Baker du FBI.

L’intrigue générale s’en trouve encore plus ralentie. Jusqu’à maintenant, cette lenteur ne m’a pas gêné mais cette intrigue secondaire est, elle par contre, un peu vite résolue. Sans être désagréable, elle n’a pas le sel et la tension des précédents tomes. Elle m’a paru nettement plus banale.

Les visions meurtrières de Baker apportent, elles, un vrai suspens qui trouvera un premier épilogue avec le cliffhanger final sacrément efficace. On reste scotché à chaque fois qu’elles ont lieu. Une balle qui explose un crane ou une paire de ciseau qui éclate un œil, ça fait toujours son petit effet, surtout sous le pinceau de Mike Henderson qui sait les rendre bien gores.

L’artiste sait toujours livrer des scènes parfaitement horrifiques. Il choisit toujours ses cadrages avec soin permettant de souligner la tension existante.

Certaines cases sont néanmoins moins léchées avec un trait plus « grossier », notamment sur des séquences se déroulant en plein jour, la couleur accentuant l’aspect plus irrégulier du dessinateur. Plusieurs scènes sont également réalisées sans aucun décor ou presque. Une porte par-ci, une fenêtre par-là, tout au plus. C’est un peu dommage car à d’autres moments, les décors, plus présents, sont bien travaillés.

Dans l’ensemble, cela reste tout de même du bon travail, bien adapté à l’ambiance de cette série.

Les couvertures des épisodes sont quant à elles bien fichues et bien dans le ton de la série.

L’édition de Glénat est toujours très belle. Quelques bonus sont proposés avec l’élaboration d’une double page étapes par étapes.

Au final, Nailbiter est toujours une série agréable mais ce quatrième tome ne fait pas avancer l’intrigue générale et propose une histoire un peu moins folichonne. La série devrait compter 6 tomes. La fin approche, on attend que ça bouge un peu plus !

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