Redneck – Tome 1 (VF – Delcourt)

Donny Cates, dont le nom résonne de plus en plus par-delà l’atlantique, nous propose une histoire de vampires pas comme les autres. Après des décennies à s’activer furieusement de la canine, les vampires de la famille Bowman ont décidé de la mettre en sourdine. Mais c’est sans compter sans des fistons un peu récalcitrants et un grand-père bien décidé à conserver le prestige passé. La mort d’un des rejetons va raviver des rancunes et mettre le feu aux poudres.

Donny Cates propose une image des vampires loin des clichés un peu romantiques qu’on peut régulièrement croiser. Les siens sont badass avec des grandes canines bien pointues. Si le contexte Stokerien – néologisme inventé en 2018 par moi-même provenant de Bram Stoker, auteur de Dracula, roman passionnant dont je vous recommande la lecture ! – sert de toile de fond, le thème abordé par Cates est l’évolution d’une famille dont les membres veulent devenir meilleurs et laisser à leur progéniture un monde moins hostile.

La famille est constituée de 6 mâles et d’une jeune ado. Le grand-père, le père, trois fils, la jeune Perry dont on ne sait pas trop quels sont réellement ses liens avec les autres membres et qui, contrairement aux autres, a le pouvoir de pénétrer les esprits, et l’oncle Barret. C’est lui, le personnage central de l’histoire. De par son passé et ses révélations via l’esprit de Perry, nous allons découvrir les secrets de la famille et les raisons qui poussent les habitants de la ville à s’en prendre à eux et amène le grand-père à devenir incontrôlable.

Le récit de Cates est plutôt bien construit, rythmé et ses personnages intéressants, que cela soit Barret, plutôt fragile et raisonnable, le grand-père, fanatique et intransigeant ou Perry, totalement mystérieuse même à la fin de ce premier tome. L’histoire avance vite et le cliffhanger laisse penser que ce premier tome n’est qu’une grosse introduction. Je suis curieux de voir la suite sans pour autant avoir été extrêmement passionné par cette histoire.

Les dessins de Lisandro Estherren sont par contre dans un style très indé. Même si la mise en page est travaillée et que l’on s’immerge dans les scènes, les designs des personnages, certes différentiables sans problème, ne sont pas très beaux. Les décors sont également parfois succincts sur certaines cases. La quasi-totalité du récit se déroulant de nuit, la colorisation de Dee Cunniffe est belle et nuancée. Ce n’est toutefois par pour les dessins que l’on ira piocher ce comics chez notre libraire préféré.

Redneck est un comics intriguant, plutôt bien écrit mais sans être, pour le moment, très passionnant. J’irai voir le tome 2 qui sera sans doute déterminant dans mon envie de poursuivre la série.

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