Deathstroke – Tome 3 (VF-Urban Comics)

Deathstroke - Tome 3
Release Date
9 novembre 2018
Scénario
Christopher Priest
Dessins
Carlos Pagulayan, Joe Bennett, Roberto Viacava
Couleurs
Jeromy Cox
Editeur
Urban Comics
Our Score
9

Après deux tomes dans lesquels Chrsitopher Priest a mis en place ses pions avec son habileté habituelle, voici ce troisième tome qui voit aboutir un grande nombre d’intrigues lancées.

Le fils de Slade Wilson, Joseph, doit épouser son interprète, Etienne. Rose, sa fille part en quête de ses origines familiales. Slade doit lui-même payer les conséquences de ses actes de mercenaire effectuées dans les épisodes précédents. Conséquences lourdes puisqu’il va être impacté physiquement. Heureusement, un personnage inattendu va venir lui prêter involontairement main forte.

Les forces de ce Deathstroke de Christopher Priest sont l’évolution du personnage que propose l’auteur et l’étude de ses relations familiales. Ces deux éléments atteignent des sommets dans ce troisième tome. Le handicap physique qu’il subit le fait réfléchir sur son rôle de justicier – même si la transformation peut paraitre suspecte aux yeux du lecteur. Sa “rencontre” avec la nouvelle Power Girl – Tanya Spears semble également modifier ses relations humaines – pour un temps. L’apparition de Power Girl amène un gros vent de fraicheur de par sa candeur et sa jeunesse. Sa vision du monde contraste totalement avec celle de Slade. 

Les relations familiales qu’entretient Salde avec sa fille, son fils et sa femme ne sont pas un modèle du genre. Haï par les trois, il doit composer avec l’attitude retors de sa femme qui souhaite se venger de la mort de leur fils dont elle juge Deathstroke responsable. Rose, qui est peut-être la seule qui croit encore un peu en son père, est dans une quête d’origine et Joseph essaye de reconstruire sa vie. Les trois histoires vont mêler leurs fils formant un puzzle qui ne peut que décevoir les trois.

Chrsitopher Priest déconstruit, comme à son habitude son histoire, en brisant la timeline de sa série. C’est là où l’on perçoit la cohérence et l’anticipation de son écriture. Chaque élément déposé dans les deux premiers tomes trouve sa conséquence dans celui-ci. C’est remarquable et finalement assez facile à suivre pour qui accepte de se laisser un peu balader. L’histoire n’en est que plus dense et fait de ce tome le meilleur depuis le début de la série.

La présence de trois dessinateurs – dont deux habituels – n’empêche nullement une grande cohérence graphique. La précision des dessins, les mises en page et les couleurs de Jérémy Cox offrent une excellente qualité qui n’est pas si fréquente dans le comics mainstream, souvent perturbé par des changements de dessinateurs.

Ce troisième tome de Deathstroke voit aboutir nombre d’intrigues dispersées depuis le début de la série pour concocter le meilleur volume de cette excellente série. Christopher Priest, accompagné d’excellents artistes, sait, avec sa manière personnelle, redonner des couleurs à ce personnage atypique  !
9
On aime
L'évolution du personnage de Slade Wilson
Tanya Spears -Power Girl, un vent de fraîcheur sur la série
La densité de l'histoire
La qualité des dessins
Les relations familiales