All-New Spider-Man #8 (VF – Panini Comics)

Dernier kiosque de janvier, et préparez-vous ça va faire mal. Je vais regrouper la review des Amazing Spider-Man, ça me permettra de développer mon propos.

La note finale du kiosque n’est pas une moyenne arithmétique mais traduit mon ressenti global sur le magazine. Ce sera le cas sur toutes les futures reviews.

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[toggle title=”Amazing Spider-Man #13 – #15 – 1/10″]

Scénario: Dan Slott, Christos Gage – Dessins: Guiseppe Camuncoli

Vous le savez, Dan Slott réintroduit son vilain créé durant Secret Wars, le Régent. Les numéros vont donc s’articuler autour de ce nouveau vilain, et c’est ultra mauvais. D’avance, pardonnez mon langage mais ce numéro est une injure ouverte.

Rapidement sur l’intrigue générale, le Régent est donc un énième anti-héro extrémiste qui souhaite maintenir la paix avant tout. Il commet donc les pires atrocités pour y parvenir et s’attaque même aux héros, qu’il juge défaillants. L’univers Marvel, oui l’univers Marvel, est donc concerné par cette menace.

Le numéro 13 se pose déjà comme l’un des pires épisodes de ce relaunch Marvel. L’ouverture se fait sur l’entraînement de Miles Morales par Stark et Spider-Man se pointe. Sans grande raison, Stark se met à taquiner Peter à coup de petites piques. L’araignée cogne alors tout simplement l’homme de fer. On se retrouve avec deux des plus grands héros Marvel qui se mettent sur la gueule à cause de simples chamailleries, le tout évidemment dans un lieu public. Miles se tire, en même temps au regard de l’idiotie totale de ses aînés c’est la bonne solution. Il tombe alors sur le Régent qui le capture. Le véritable plan du vilain est de collecter dans une armure tous les pouvoirs des méta-humains. Mais ce n’est pas tout, Harry (dont le retour n’est pas vraiment expliqué, de toute manière tout le monde s’en balance … ) découvre en lisant le journal l’identité civile du Régent. Là encore rien ne tient dans cette explication qui vient de nulle part.

Le numéro 14 est peut-être le moins pire des trois. Tous les pions se mettent en place avant l’affrontement final. Le Régent capture tranquillement l’ensemble des héros, qu’il stocke ensuite dans des cuves, on y reviendra. Une fois tous les héros hors course, ce sont Betty et Harry qui veulent mettre dos au mur Augustus Roman (l’identité civile du Régent), mais rien à faire (ils auraient pu s’en douter, enfin bon …) et ils sont évidemment capturés. Nos deux gros débiles de service, Stark et Spidey, vont tout naturellement affronter le Régent pour secourir leurs frères et sœurs d’arme. Ils vont se prendre une branlée monumentale, car oui, comment espérer vaincre un ennemi qui cumule les pouvoirs des personnages suivants : Hyperion et tout le Squadron Supreme, Rogue, Cyclops, Colossus, Daredevil, Brother Vodoo, Thor, Miss Marvel, Iceberg, Vision, Nova, Miles Morales, Karnak, Wolverine … c’est impossible me direz-vous, attendez de lire la suite.

En ouvrant le numéro 15, le Régent est victorieux et s’en va placer les deux abrutis dans ses cuves. Mais comme par magie, Harry se réveille et brise la vitre de son réservoir. Mais ce n’est pas tout, Mary Jane, aidée de son costume d’Iron-Spider arrive à point nommé pour désorienter le Régent, libérant ainsi Spidey et Stark. Le trio affronte alors le vilain, comment arrivent-ils à lui tenir tête, j’en sais foutrement rien…. Là évidemment c’est l’escalade, Spider-Man en profite pour détruire les cuves, libérer ses partenaires affaiblissant par la même occasion le Régent. Tout l’univers Marvel l’affronte et le dessoude gentiment. Mais alors la pleine page de fin est une insulte, une putain d’insulte : comment Colossus peut il apparaitre alors qu’il est cavalier de l’Apocalypse dans la série de Lemire ? Pourquoi Daredevil a un costume rouge ? Que fout Karnak ici ? Le Squadron Supreme et notamment Hyperion avait décapité, oui décapité, Namor, et aucun des héros ne va chercher à les arrêter ?
Cette pleine page est un affront à la continuité immédiate, Slott n’est même pas foutu ne serait ce que d’ouvrir les comics des auteurs pour se renseigner sur les personnages qu’il utilise ici : une erreur impardonnable.

Et la toute fin de l’arc bon Dieu … Roman est placé en détention dans sa propre prison … c’est illogique bon sang, le type a peut être un système de contre-sécurité sur lui, on en sait rien mais là encore, rien n’est expliqué.

Par contre Camuncoli se lâche aux dessins. Comme à chaque fois, les poses et les mouvements de personnages sont acrobatiques, musculeux et toujours très bien chorégraphiés. Je suis un fan absolu de son Spider-Man. L’affrontement contre le Régent est explosif et toujours très bien cadré.

Non, juste non. Trois numéros mauvais où Slott pète les plombs sur son écriture : des personnages abrutis et immatures, de l’humour facile, des immondices de continuité, aucune cohérence dans l’univers. Un énorme gâchis et mon attrait pour cette série vient d’en prendre un sacré coup. 

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[toggle title=”Spider-Man 2099 #11 – 6.5/10″]

Scénario: Peter David – Dessins: Will Sliney

Vous le savez, je ne suis pas forcément attiré par cette série, qui reste globalement correcte. Miguel est toujours bloqué dans la time-line 2099 et fait la rencontre des Sinister Six de cet univers. Peter David se lâche et va l’encontre de toute la politique reader-friendly actuelle, il tartine de continuité. Je ne connais pas l’histoire du Spider-Man 2099, mais ce numéro a réussi à me donner envie de me renseigner sur le sujet. On ressort de la lecture avec un léger sentiment d’incompréhension mais surtout avec la sensation que David connait son univers et qu’il l’utilise avec savoir-faire. Maintenant la série ne me passionne pas et le dessin, toujours assuré par Sliney, n’aide pas. Ça reste largement supérieur au vomi détaillé au-dessus.

Peter David continue son travail dans son coin, il peut compter sur une vraie connaissance du personnage. La lecture n’en est que plus appréciable mais pourtant je reste très extérieur à la proposition. 

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Circulez, il n’y a rien à voir. 

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Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

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