All-New Spider-Man 4 (VF – Panini Comics)

Fiche technique

Contient les épisodes VO: Amazing Spider-Man #6 et #7, Spider-Man #3, Spider-Man 2099#5

Panini Comics – Kiosque Mensuel – 96 pages – 4,90€

Sollicitation éditeur: De nouveaux dangers menacent Spider-Man et il doit affronter non seulement Mister Negative mais aussi d’anciens alliés… la Cape et l’Epée ! Et, tandis que Spider-Man 2099 a retrouvé le responsable de ses malheurs, Miles Morales/Spider-Man reprend du service aux côtés de Miss Marvel ! Par Slott, Buffagni, David, Sliney, Bendis et Pichelli. 


[accordions tabs_bgcolor=”#ffffff” tabs_textcolor=”#000000″ tabs_bordercolor=”” tabs_opacity=””][accordion title=”Amazing Spider-Man #6 et #7 – 9/10″]

Scénario: Dan Slott – Dessins: Matteo Buffagni

Une remarque rapidement, ces deux épisodes sont les deux premières parties du nouvel arc “The Dark Kingdom”, je vais donc les traiter comme un seul bloc.

Ces deux épisodes sont les deux premières parties du nouvel arc qui voit revenir un méchant maintenant classique du Spider-verse, Mister Negative. On démarre cet arc avec Peter Parker, toujours à le tête de sa multinationale Parker Industries, en Chine pour le lancement d’un nouveau moteur fonctionnant avec de l’énergie verte. De plus, Peter veut profiter du gala d’un haut représentant chinois pour promouvoir sa technologie mais aussi pour négocier un partenariat industriel. Les plans de Peter ne vont pas se passer comme prévu avec le retour de Mister Negative, qui semble avoir des comptes à régler avec ce même homme de “paix” chinois. Pour mener à bien sa vengeance, Negative peut compter sur une nouvelle drogue nommée l’ombre mais aussi sur le duo La Cape et L’Épée. Qu’en est-il vraiment, pourquoi cette vengeance, pourquoi le couple est il de mèche avec le vilain, vous le saurez en lisant ces deux numéros. Slott maîtrise vraiment ses intrigues et ramène l’un des vilains phares du Brand New Day, qui est en plus sa création. Son Peter, bien que très “Starkisé” n’est pas pour autant hors sujet tant certaines thématiques liées à Spider-Man sont présentes et respectées : L’identité secrète, le génie scientifique de Parker (ici à son paroxysme, on est d’accord), l’humour ou encore son dévouement, tout y est. Slott va encore plus loin et distille par petites gouttes quelques sous-intrigues, le Zodiaque n’est toujours pas complétement éliminé et un certain vilain d’une des mini-séries Secret Wars revient ici, comment, pourquoi ? On verra dans la suite. Pour les dessins, ce n’est plus Cammuncoli mais Matteo Buffagni qui officie. Son style se situe entre un Stuart Immonen et un Greg Land, c’est donc plutôt joli. Il n’y a pas de réelles folies graphiques mais son Spider-Man est à la fois agile et musclé (par exemple, j’ai beaucoup plus de mal avec la version filiforme/difforme de Ramos) ; graphiquement c’est donc très correct.

Intéressant, fun, un peu de continuité, construit scénaristiquement et  beau à regarder, ces deux numéros d’Amazing Spider-Man sont mes meilleures lectures du mois (avec Mighty Thor).

 

[/accordion][accordion title=”Spider-Man #3 – 6.5/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: Sara Pichelli

Retour de Miles Morales dans le kiosque, et après deux épisodes orientés action, Bendis nous fait ce qu’il sait faire de mieux (ou pas …..) : du dialogue. Tout ce numéro peut se résumer à la rencontre houleuse entre Miles et sa grand-mère. La mère du jeune adolescent l’avait appelé en renfort pour tenter reprendre en main l’éducation de son fils. Du coup Bendis construit son numéro comme un très long échange entre tous ces protagonistes, où la grand-mère accuse Miles, dont les notes chutent,  de se droguer et ce dernier tente alors d’apporter quelconques explications, avec les parents au milieu de tout ça. Mais comment avouer à sa famille (son père est au courant de son identité super héroïque) que l’on est Spider-Man ? Pas évident me direz-vous.  Bien que certaines répliques résonnent justes, l’impression de vide est bien présente. On pourra noter l’apparition d’une jeune “Vengeur” qui vient réconforter notre Spider-Man et le début de la future intrigue (mais ce sera pour le numéro suivant… la dilution suivant Bendis, un classique maintenant) où Felicia Hardy va discuter (encore ?!) avec Hammerhead de ce nouveau Spider-Man. Heureusement, le numéro est sauvé par une partie graphique de très haut niveau. Sara Pichelli revient dessiner son personnage et c’est toujours aussi beau. Le talent de cette artiste réside dans les visages, qui sont tous hyper expressifs : la joie, la colère, le dépit, les sourires, la malice de Felicia, le disgracieux faciès de Hammerhead,  tout y est et tout est ultra détaillé. De la même manière, la construction globale de ses pages est classique, mais on ressent un vrai travail d’organisation quand on y regarde de plus près. C’est l’une des meilleures du moment et on regrette de ne pas la voir plus souvent.

Nouveau numéro pour la série et ce retour n’est pas flamboyant. Bendis fait du Bendis, du dialogue, du dialogue et une intrigue déliée au maximum. Le dessin de Pichelli permet toutefois de me garder accroché à la série.

[/accordion][accordion title=”Spider-Man 2099 #5 – 2.5/10″]

Scénario: Peter David – Dessins: Will Sliney

Non, décidément cette série ne me plaît pas. Pour ce numéro, c’est la suite directe du précédent. Le Terminator 2099 (qui est peut être un ennemi classique de Miguel, je n’en sais rien) se retrouve à déambuler dans les rues de New York et sans aucune raison, commence à tirer partout. Au moment où la situation s’envenime, Spider-Man et Captain America 2099 vont tenter d’arrêter le vilain, et je dis bien “vont tenter” car une énième organisation secrète, dont les motivations sont louches, s’amène et ramasse l’androïde. Alors cette série n’est sans doute pas la seule à utiliser les poncifs du vilain provenant d’un futur alternatif (apparemment quand tu viens du futur, tu es forcément mauvais) et de l’agence secrète, mais là c’est plus possible. Marvel, depuis le relaunch on doit être à plus de 4 nouvelles sociétés de l’ombre, votre surnom c’est la Maison des Idées …. enfin cette fois elle s’appelle “le Fist” ce qui est bien plus amusant pour la suite …. La partie graphique est toujours assurée par Will Sliney et je ne suis pas client de ce dessinateur. Mon avis est donc le même que celui donné dans le kiosque 3, même si l’affrontement est plutôt bien illustré.

Honnêtement, je ne lis plus la série par plaisir. Je pense qu’un vrai connaisseur de l’ancien univers 2099, déjà assuré par Peter David, peut y trouver son compte, sinon passez votre chemin.

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La série Amazing Spider-Man arrive à renouveler le personnage sans réelles lourdeurs et c’est un véritable plaisir que de suivre cette version de Peter. C’est le seul véritable bon point du kiosque, tant les deux autres séries sont oubliables. Je reste néanmoins client des dessins de Pichelli. N’hésitez pas à donner votre note et à laisser des commentaires.