All-New Spider-Man 5 (VF – Panini Comics)

Fiche technique

Contient les épisodes VO: Amazing Spider-Man #8, Spider-Man #4, Spider-Man 2099 #6 et #7

Panini Comics – Kiosque Mensuel – 96 pages – 4,90€

Sollicitation éditeur: La saga de Spider-Man, de Mister Negative et de la Cape et l’Épée s’achève (par Slott/Buffagni), tandis que Miles Morales/Spider-Man a affaire à la Chatte Noire (par Bendis/Pichelli). Plus deux épisodes de Spider-Man 2099 signés David et Sliney. 


[accordions tabs_bgcolor=”#ffffff” tabs_textcolor=”#000000″ tabs_bordercolor=”” tabs_opacity=””][accordion title=”Amazing Spider-Man #8 – 7.5/10″]

Scénario: Dan Slott – Dessins: Matteo Buffagni

Troisième partie, et sans doute dernière, de l’arc « The Dark Kingdom » toujours par Slott et Buffagni. C’est donc la conclusion partielle (car oui, les vilains reviennent toujours) de l’intrigue principale autour de Mr.Negative, La Cape et l’Epée et le traître de l’équipe de Parker.  Je vais éviter de dévoiler l’intrigue qui reste plaisante, et depuis le début de la série. Maintenant, l’élément de résolution apporté par Slott est un peu facile mais a le mérite de respecter la continuité de l’Araignée. L’autre petite remarque concerne l’utilité du duo la Cape et l’Epée, ces personnages ne sont pas vraiment utiles ni utilisés à bon escient et font plus office d’invités sans grand intérêt. Malgré tout, ce numéro est réjouissant à lire, sans doute grâce à une partie graphique admirable. Comme détaillé le mois précédent, je retrouve un Spider-Man qui, anatomiquement parlant et dans sa manière de se mouvoir, me parle grandement. Ce dessinateur, sans faire preuve de réelles originalités, est une très bonne découverte sur ces numéros.

Comme chaque mois, Amazing Spider-Man ne déçoit pas. Solide graphiquement, le titre de Slott recèle de multiples sous intrigues et possède un vrai intérêt de lecture.

[/accordion][accordion title=”Spider-Man #4 – 2.5/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: Sara Pichelli

Je n’ai pas compris ! Je vais m’expliquer : En gros les deux bon  tiers du numéro sont consacrés à la discussion houleuse (oh c’est étonnant … ah non, c’est du Bendis récent !) entre Miles et son meilleur Ganke au sujet de Boules d’Or (un des X-Men créé par Bendis dans son Uncanny X-Men version Marvel Now), nouvel arrivant dans le lycée. Retenez bien ce terme « ami », ça va avoir de l’importance. Le débat est résumé comme suit : Ganke ne veut pas aller voir Fabio (Boules d’Or) car il est complexé par son physique, il demande donc à Miles d’y aller pour lui. Même si c’est déjà bancal, ça se tient encore, le meilleur arrive. Au moment où l’empoignade entre les deux acolytes s’échauffe, Fabio s’amène et là …. Ganke lui révèle l’identité de Miles, comme ça, gratuitement. Donc Ganke, « l’ami » de Miles depuis la création du personnage en 2011 et la seule personne au courant de sa double identité (le père de Miles l’apprendra aussi par la suite) démasque en publique, on est dans le réfectoire du lycée, son compère ; tout ça parce que c’est « pour son bien de côtoyer des gens comme lui ». Alors dans un contexte autre ou si cette déclaration avait été l’enjeu initial de la série pourquoi pas mais en l’état CA NE MARCHE PAS ! UN « AMI » NE FAIT PAS CA ! CE N’EST PAS  COHÉRENT ! Alors je sais bien que certaines décisions sont prises à chaud mais le Ganke semble, en plus de tout ça, avoir murement réfléchi à la question. Donc je ne parlerai même pas de la suite du numéro tant cette scène, certes amusante au premier abord, me parait hors propos et complètement absurde, déraisonnable, insensée, stupide. On pourra se consoler avec les superbes dessins de Pichelli qui livre, comme sur tous ses travaux, une prestation magistrale.

Le numéro de l’incompréhension totale. Si vous voyez la situation autrement, je serai vraiment enchanté de pouvoir en discuter.

[/accordion][accordion title=”Spider-Man 2099 #6 – 6/10″]

Scénario: Peter David – Dessins: Will Sliney

On abandonne la poursuite du Terminator et du Fist (l’organisation secrète du précédent numéro, pas le …. ) pour basculer sur une autre aventure, avec des Inhumains. On passera sur le côté forcé de cet apport, Marvel ne comprend toujours pas que les Inhumains, personnages passionnants au demeurant,  ne remplaceront jamais les Mutants, quels que soient leurs projets au cinéma mais enfin passons. Une employée est donc soumise accidentellement aux brumes tératogènes et se transforme en cocon. Tout aurait pu très bien se passer, c’était sans compter sur Lash, le personnage créé par Soule et Madureira dans le Inhuman 1 de 2014. Il avait complétement disparu du paysage marvelien et pourtant le voila de retour avec les mêmes desseins : enlever les cocons inhumains avant l’éclosion pour juger de la pureté de la transformation. Et c’est tout le problème, son rôle n’a pas évolué d’un poil et c’est donc sans grand intérêt que nous le retrouvons ici. L’autre péripétie de l’épisode réside dans cette nouvelle inhumaine fraichement née, c’est une sorte de divinité Phoenix au rabais. Le discours de la déité sur les croyances est sympa mais conventionnel. Will Sliney au dessin et comme depuis le début de la série je n’aime pas (tant que ce dessinateur officiera sur le titre, mon commentaire restera le même, je vous invite à consulter mon commentaire sur les reviews précédentes).

J’ai préféré ce numéro au précédent. Maintenant, l’histoire est assez anecdotique et la partie graphique ne me plaît pas. 

[/accordion][accordion title=”Spider-Man 2099 #7 – 6/10″]

Scénario: Peter David – Dessins: Will Sliney

C’est la suite directe du #6, où Miguel O’Hara se lance à la poursuite de cette nouvelle Inhumaine qui se prend pour Dieu. Une tragédie en fin de numéro va lui faire prendre conscience de son pouvoir et de ce qu’il représente. Finalement ces deux épisodes sont passablement intéressants, mais il manque ce petit supplément de “je ne sais quoi”, un manque d’originalité, de surprise ou d’audace peut-être, qui en ferait une série vraiment à suivre. Pour les dessins, la remarque est la même que précédemment.

Encore un numéro plutôt plaisant mais la série n’est pas un immanquable, loin de là.

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Comme chaque mois, Amazing Spider-Man est très divertissant, Spider-Man, si on occulte ce numéro en particulier, est distrayant et plutôt bien dialogué et enfin Spider-Man 2099 ne m’intéresse pas tellement, bien que le tout soit correct. En l’état, le kiosque est hétérogène, mais la lecture reste conseillée. N’hésitez pas à donner une note et à laisser un commentaire.

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