All-New Spider-Man #9 (VF – Panini Comics)

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[toggle title=”Free Comic Book Day : Spider-Man / Amazing Spider-Man #16 – 7/10″]

Scénario: Dan Slott – Dessins: Javier Garron, Giuseppe Cammuncoli

D’avance la critique est full-spoilers. Et si je manque peut être d’enthousiasme dans mes propos, sachez que toutes les surprises autour de ce lancement m’ont été révélées sur le net. Je me suis privé des reviews et articles sur la suite de la saga de Slott. 

Panini ne sépare pas ces deux épisodes, je vais faire de même. L’arc précédent était une hérésie, une tâche qui est venue ternir la prestation de Slott pour l’instant solide. Mêmes si mes attentes autour de la série en ont pris un coup, l’auteur lance ici sa prochaine grosse saga : Dead No More puis Clone Conspiracy. Je n’ai pas lu la saga du clone originale, je ne ferai donc pas de parallèle, mais ce départ est suffisamment intriguant pour poursuivre et même aller voir l’événement des 90’s. 

Le FCBD lance les pistes avec le retour de personnages disparus : la femme du Rhino, Vanessa Fisk, Gwen Stacy (!!!) et le Chacal (l’instigateur principal de la saga originelle). Le numéro est très court mais remplit parfaitement son office : un maximum de teasing et de l’action. Javier Garron fait du sous Cammuncoli et s’inscrit dans cette école Nick Bradshaw. Pas terrible. 

La suite mêle sauvetage épique par Spider-Man et manigances dans l’ombre du Chacal, bien décidé à faire souffrir l’araignée. L’une des clés de ce futur event réside peut être dans ce nouveau remède miracle, sortis des locaux de New U Technologies, la société écran du nouveau Chacal. Ce produit permettrait de soigner Jay Jameson, hospitalisé d’urgence après une crise cardiaque fulgurante. Mais cette solution cache sans un doute un secret plus lourd, en effet comme dit précédemment, de nombreux personnages plus ou moins cultes du spider-verse sont de retour mais le spider-sens réagit à leur contact sans explications apparentes. Jonah Jameson est le premier à être confronté au miracle quand sa femme, décédée des mains de l’anti-araignée il y a quelques années, se retrouve sur son palier. Qu’on se le dise, la future rencontre Peter/Gwen risque d’être insoutenable. Là encore comme à chaque fois, Cammuncoli garde le même niveau aux dessins. Son Chacal, au design entièrement revisité, est classieux, charismatique, même si son nouveau masque égyptien arbore parfois des allures porcines plus que félines. 

Après un arc affligeant et irrespectueux de la continuité immédiate (on aurait pu parler de Slut saga, on apprécie ou pas le jeu de mot….), Slott se relance complètement. En jouant sur la corde sensible et en ramenant une saga emblématique du tisseur, le voilà sur de bons rails. Départ prometteur pour la suite de la série. 

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[toggle title=”Spider-Man 2099 #12 – 5.5/10″]

Scénario: Peter David – Dessins: Will Sliney

Numéro qui prend la suite directe du précédent avec Miguel aux prises avec les Sinister Six du futur. Suite à la révélation du mois dernier, on bascule sur l’affrontement, qui globalement manque de patate. Au vu du comportement dégressif de Miguel au cours de la série, j’attendais une déferlante de violence, Peter David reste bien trop sage. La fin du numéro révèle les liens toujours plus étroits entre le présent et le futur de 2099 ; avec l’implication très claire du Fist (…) dans cette débandade temporelle. Comme depuis le tout premier numéro, Sliney aux dessins, vous connaissez donc mon avis. 

Le commentaire est équivalent tous les mois, une série qui suit son chemin menée par un David constant. Néanmoins je ne suis pas forcément client. 

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[toggle title=”Civil War II : Amazing Spider-Man #1 – 6/10″]

Scénario: Christos Gage – Dessins: Travel Foreman

Tie-in écrit par Christos Gage, l’acolyte de Slott et c’est comme pour la plupart de ces compléments, largement dispensables. Dans ce premier numéro, et ce sera sans doute le cas pour la suite, Spidey va enseigner ses valeurs morales et éthiques au tout frais Ulysse : démonstrations des capacités physiques de l’araignée, sauvetage et présentation des locaux de Parker Industries. Mais au delà de ces considérations idéales, Parker ne serait pas contre le fait d’utiliser l’inhumain à ses fins personnelles en développant les technologies du futur. L’objectif est donc double, le don d’Ulysse est utilisé à des fins éthiques et Parker s’impose sur le marché. Cette approche intéressée de Parker est intéressante et correspond à sa caractérisation actuelle. Mais il faut bien une menace à affronter en la présence de Clash (vilain qui ne rappelle rien au demeurant). Son alter ego civil, Clayton Cole, s’est repenti et travaille maintenant en tant qu’ingénieur acoustique cher Parker Industries. Tout semble parfait, mais le numéro se termine sur la vision d’Ulysse et l’affrontement Spider-Man/Clash. C’est agréable mais dispensable. Nouveau dessinateur qui officie ici, Travel Foreman. Son style est assez unique, brouillon, très brouillon. Le trait est haché, certains visages déconnent complètement mais sans explication, ni raison, j’adhère aux dessins. Il en ressort une impression de mouvement et de vitesse qui fonctionne très bien. On pourra par contre remarquer un manque de travail pour les fonds des cases, où certaines sont carrément vides. 

Spider-Man se lance dans maelström Civil War II et Gage livre un résultat annexe, juste correct. On est loin, très loin des épisodes arachnéens de la première guerre civile. 

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[toggle title=”Civil War II : Amazing Spider-Man #2 – 5/10″]

Scénario: Christos Gage – Dessins: Travel Foreman

Suite directe de l’épisode, mais cette fois centré sur le réel retour de Clash. Clayton s’enfonce dans un cercle vicieux, entraîné par des parents aux conseils douteux. Clayton est aveuglé et cela justifie (selon Gage) sa  chute. Je reste circonspect devant la fragilité psychologique du personnage (en même temps je ne connais pas ses antécédents). Soit, Gage ralentit le rythme et prend donc le temps de détailler ses personnages, malgré tout la mini série n’est pas sensationnelle alors que les numéros suivants devraient basculer sur de l’action. Foreman est toujours crédité, le commentaire est identique. J’espère voir de vraies trouvailles autour des capacités acoustiques et sonores du vilain, le style artistique convient parfaitement. 

Rien de plus à dire, si ce n’est un développement de Clash qui me semble un peu facile. 

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Après le kiosque de la honte, la qualité est de retour chez l’entoilé. Cette nouvelle saga du clone est déjà suffisamment intrigante et laisse présager du bon sur le titre phare du magazine. Le reste est bien moins percutant. 

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Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

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