Avengers #1 (VF – Panini Comics)

Après une dégringolade qualitative, les Avengers sont de retour, plus en forme que jamais, avec notamment cette déclinaison adolescente, Champions, petite pépite qui vient redorer le blason d’un team-kiosque maintenant au niveau de ses ambitions. 

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[toggle title=”Avengers #1 – 7.5/10″]

Scénario: Mark Waid – Dessins: Mike del Mundo

Mark Waid peut souffler, Civil War II est terminée. Cet énorme mastodonte éditorial n’aura pas fait que du bien aux Vengeurs, Waid étant contraint de suivre les balises, sans pouvoir traiter de son obsession vengeresse : Kang le Conquérant. Ce vilain, décidément récurrent, était finalement l’antagoniste principale de la série précédente, Waid concluait d’ailleurs sur un numéro autour de l’enlèvement dans le futur d’un Kang nourrisson par la Vision, dans le but de supprimer les voyages temporels du Conquérant. Waid se voyait couper l’herbe sous les pieds, impossible de traiter cette intrigue avec le cas Ulysse. Cette nouvelle série, qui voit une nouvelle équipe se former et à la composition intéressante, retrouve donc les chemins ondulants du flux temporel. En tant que fana de Kang, je ne peux qu’apprécier, les possibilités avec un antagoniste pareil sont nombreuses et inattendues. Ce n’est qu’une introduction, cette intrigue semble s’étaler sur plusieurs numéros, la suite devra être au niveau. La faiblesse du numéro à souligner provient des dialogues, souvent mécaniques. Les personnages conversent sans grande fluidité, on pourra imputer ça à un manque de connaissance mutuel entre les héros, mais cette symphonie dialoguée est encore désaccordée. Mais Waid peut compter sur un illustrateur de très haute volée pour l’accompagner, en la personne de Del Mundo. Son style est unique, difficile à décrire, une sorte de Frazer Irving, entre la peinture et … autre chose. Le ressenti de peinture éthérée est étrange sur un tel titre, le fer de lance Marvel, la prise de risque graphique est à signaler. Je vous invite, néanmoins, à jeter un œil sur le net avant d’acheter, ça peut rebuter.

Démarrage ambitieux, qui, sur la langueur, devra tenir ses promesses de saga temporelle. Appuyés par un graphisme atypique, les Vengeurs peuvent de nouveau compter sur mon suivi assidu. 

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[toggle title=”Champions #1 – 9/10″]

Scénario: Mark Waid – Dessins: Humberto Ramos

La pépite du kiosque, une parmi d’autres ce mois-ci, nous y reviendrons. Champions, ce sont les All-New Young Avengers, avec une équipe qui regroupe tous les jeunes héros du moment : Miss Marvel Kamala Khan, Spider-Man Miles Morales, Nova Sam Alexander, et d’autres qui rejoignent la bande durant le numéro. Petite contextualisation : Avec ANAD Avengers, Waid avait mixé jeunes et anciens héros, en vue d’un passage de flambeau évident, thématique ultra pertinente dans un média qui peine grandement à se moderniser et à innover. Maintenant, la conciliation entre ces deux générations relève d’un exercice complexe, comment asseoir des enjeux d’une équipe de Vengeurs, tout en développant habilement la montée en puissance des adolescents ? Nous n’aurons finalement pas la série que nous méritions. Ce nouveau (…) relaunch, avec les conséquences de CWII, est l’occasion parfaite pour sortir ces jeunes désabusés, mais profondément bons, du carcan vengeur. Avec les Champions, Waid relance l’intérêt pour ces personnages benjamins qui ne supportent pas l’inaction de leur aînés, comme leur déconnexion avec le peuple, thématique d’actualité me direz-vous. Champions c’est simplement suivre ces mineurs au grand cœur et au fond parfois candide, parfois valeureux, dans une série fraîche et actuelle, Champions c’est voir se dessiner le futur (je l’espère vraiment) de l’éditeur. Ramos au dessin, qui d’ordinaire manque de lisibilité lorsque le compteur affiche plus deux personnages dans les cases, se surpasse. L’innocente, mais non moins consciente, jeunesse des personnages trouve ici un style parfait, entre dynamisme, modernité et coolitude

Voilà une introduction parfaite, avec des héros qui naviguent depuis des années dans l’ombre des grandes figures, qui propose autre chose. Marvel continue sur sa lancée de modernisation des emblèmes de son catalogue. Certains crieront à l’infantilisation de l’univers, je préfère parler de renouvellement salvateur pour un marché du mainstream bien trop conservateur. 

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[toggle title=”Uncanny Avengers #15 – 8.5/10″]

Scénario: Gerry Duggan – Dessins: Pepe Larraz

En multipliant les intrigues, Crâne Rouge, La Main, Ultron, la division de l’équipe, le bouillonnement d’idées est multiple pour Duggan qui s’installe véritablement comme le patron des Vengeurs. Dans cet arc, nous poursuivons la Main et la résurrection d’un individu au potentiel destructeur infini. Les enjeux sont classiques, ne révolutionnent rien, mais la manière est émérite. Duggan allie constamment, et depuis le numéro #9 maintenant, humour décalé et sériosité. Les qualités sont les mêmes, mois après mois, je vais donc faire vite sur ce numéro. Action musclée, brillamment mise en image par un Larraz fou furieux, dialogues ciselés, humour cinglant qui fonctionne parfaitement, une réussite assurément. 

Critique expéditive, je me répète mois après mois, mais le travail conjugué de Duggan et Larraz est plus que satisfaisant, lancez-vous dans cette série, vous ne serez pas déçu (dites moi en commentaire, si vous n’aimez pas, les raisons de votre désaffection). 

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Enfin, les Vengeurs sont de nouveau intéressants, le kiosque est conseillé. Entre un Waid double emploi, libre maintenant de ses mouvements temporels sur les Vengeurs “classiques”, et tout en fraîcheur rayonnante sur Champions, et un Duggan en maîtrise parfaite de ses personnages, allez-y. 

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Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

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