Civil War II #4 (VF – Panini Comics)

Nouvelle vague de kiosques qui se retrouvent tous mêlés à la guerre civile, et malheureusement le kiosque éponyme marque le premier faux pas de Bendis !

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[toggle title=”Civil War II #6 – 4.5/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: David Marquez

Que c’était dur de fermer le kiosque du mois dernier, la vision d’Ulysse éclatait au détour d’une page, avec un Miles Morales assassin, avec à ses pieds un Captain America massacré, bouclier brisé, un pieu en travers de la poitrine. Évidemment, les premières pages sont dures, lourdes et les deux camps sont abasourdis. Et même si les deux ténors que sont Captain Marvel et Iron-Man vont tenter de raisonner Miles à leur manière, c’est bien Captain America qui va susurrer des mots de réconfort au jeune héros, héros qui selon les dires de Tony n’est plus un Vengeur, alors que la série vengeresse n’en fait pas mention, les joies des retards éditoriaux entraînent un décalage dérangeant, dès l’ouverture du kiosque. Le discours de Captain ne prend tout son sens qu’une fois le numéro de Spencer lu (Catpain America : Steve Rogers #5). L’auteur retourne complètement le rôle de Steve dans le conflit et on ressent un véritable malaise à la lecture des mots doux de Steve. Attention, se priver de la lecture de la série de Spencer, c’est se priver d’une autre vision de cette guerre civile.

Suite à cette vision, les deux camps sont de nouveau en retrait, et le conflit se met de nouveau en pause. L’iron-team est téléportée par Dr.Strange, avant de se faire mitrailler par un Rocket absolument débile, le groupe inhumain pourtant extrémiste dans ses propos et fidèle à Carol, se retire sans un bruit , étrange. Dans les scènes suivantes, Bendis passe en revue les différentes parties : Miles est attéré par cette vision, ne sachant pas comment réagir, le jeune héros est perdu. Ces deux pages sur Spider-man résonnent bien, en minimisant les dialogues, Bendis renforce le trauma mais … il nous ressert un hommage forcé au cas déjà critique de Spider-Man (Peter Parker à l’époque) durant la première guerre civile. En effet, en 2007, Peter faisait la navette entre les deux équipes, ne partageant plus les positions de Stark, et rejoignant les renégats de Cap. Ici, le premier à franchir le pas c’est T’Challa, qui renonce à l’idéologie de Carol, et rejoint les rangs de Tony avec une justification simple, trop simple pour un monarque qui doit gérer un pays en proie à la Révolution, tout en maintenant le Multivers à flot. D’ailleurs, il faudra voir les conséquences sur la série Ultimates, où Carol et Challa évoluent ensemble. Du coup, le parcours de Miles semble tout tracé, à moins que. Et c’est peut être le seul point très intéressant de ce numéro : le choix des jeunes héros, qui, après l’état des lieux fait par Stark, décident de quitter la caste des héros iconiques. Ce choix est fort et marque la rupture, à voir la suite autour de ce groupuscule adolescent. Le débriefing de Stark est récité sans finesse sur un ton presque jovial et c’est d’ailleurs ce ton, bien trop léger pour moi au vu des événements, qui marque la troisième situation : le camp Danvers. Carol est seule sur son balcon en ruine avant de se faire réconforter par un Quill toujours aussi mal écrit, qui est juste là pour “défoncer la tronche” comme le précise le très fin Rocket, la légitimité des Gardiens dans ce conflit est nulle et Bendis tente de nous vendre ses autres séries cosmiques, c’est un raté complet ! Carol se permet de remettre en question le mariage passé de Storm et T’Challa, et la mutante et bien … s’en fout. La petite pique d’une Carol détestable ne fait pas effet sur la mutante, très étrange. Et on passera sur Maria Hill qui semble en pleine forme, de nouveau aux manettes du S.H.I.E.L.D alors que ses fonctions exécutives lui ont été retirées il y a plusieurs mois. Soit il nous manque des numéros pour tout saisir, et là c’est Panini qu’il faut pointer du doigt pour manque de cohérence dans la publication, ou soit c’est Bendis qui ne lit pas les séries des autres auteurs, dans tous les cas, ça ne fonctionne pas.

Heureusement pour nous, Marquez assure de nouveau, le numéro est intimiste, se veut charnière pour la suite et le dessinateur soigne les visages et les émotions retranscrites. Encore une fois, l’artiste est est l’un des meilleurs du moment. Le rythme est plus posé, et tente d’être plus réfléchi. D’ailleurs le tempo général de l’évent est très étrange depuis le  départ, avec une mise en place longue, une montée en pression graduelle très efficace. Le peu d’action était sensationnel et on se retrouve bien embêté pour deviner la suite, même si les hommages perpetuels à la Civil War I ne laissent que peu d’alternatives quant à la fin de l’événement et au sort réservé à l’un des deux leaders. 

Et voilà, Bendis se plante après 5 numéros très bien menés et parfaitement maîtrisés sur le rythme et l’essor inévitable du conflit. En voulant pointer du doigt l’event originel de Millar, Bendis vire dans le trop facile. De nouveau, certains dialogues et certaines situations ne collent pas et la présence des Gardiens a le pouvoir de m’horripiler ! Heureusement Marquez maintien le cap. J’irai forcément lire la suite et la fin, mais l’envie de découvrir la dernière partie du “cataclysme” s’est ébranlée. 

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[toggle title=”Civil War II : The Accused #1 – 2.5/10″]

Scénario: Marc Guggenheim – Dessins: Ramon Bachs, Garry Brown

En arrière toute ! Vous vous souvenez, Hawkeye avait froidement assassiné Banner et cela avait donné lieu au procés de l’archer dans des moments forts déjà présentés dans Civil War II #3. Et d’ailleurs le numéro suivant voyait Clint libéré, et j’avais été surpris sur la facilité avec laquelle le héros se sortait des griffes de la justice, comme quoi, contrairement à certains et certaines, même nos héros n’échappent pas aux juges. Et ce one-shot revient donc sur toute la cérémonie et les manigances autour de cette procédure judiciaire. L’avocat aux lunettes rougeoyantes est de la partie, mais en tant que procureur général (aller lire la série du Diable pour en savoir plus) et donc contre Clint Barton. Mais le procès est biaisé, Murdock va donc tout faire pour rétablir la vérité et accorder une défense honnête à Barton. Et évidemment à la fin, Hawkeye est libéré. Quel est l’intérêt d’une telle entreprise ? L’issue est connue, le one-shot ne développe rien de vraiment pertinent, s’appesantit sur la défense de Clint, dont nous savons déjà tout depuis deux mois maintenant. Si l’objectif était d’introduire Matt Murdock dans le conflit, pourquoi ne pas l’avoir fait dans sa propre série, sachant que Soule (l’auteur de la série Daredevil en cours) est lui même avocat. En l’état, ce n’est ni fait ni à faire. Et la partie graphique, sur laquelle je suis bien incapable de distinguer les deux artistes, est grossière, sauvagement encrée et finalement bâclée. 

Un numéro complémentaire dont je ne comprends ni les enjeux ni l’intêrét, avec un dessin catastrophique. 

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[toggle title=”Civil War II : Choosing sides #4 – XX/10″]

Scénario: Declan Shalvey – Dessins: Declan Shalvey

Numéro très court de 5 pages, muet et très joli. mais auquel je ne peux clairement pas adresser une note.

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La première erreur après 3 kiosques de très bonne facture. Le changement de rythme constant, les dialogues parfois sans finesse, associés à la présence des Gardiens insupportable, font que je commence à décrocher. J’espère que Bendis saura me ré-harponner dès le mois prochain. Pour ce qui est de ce The Accused, qui sera suivi par un second one-shot ,The Fallen, c’est le chou blanc du mois, un numéro sans intérêt et très vilain. 

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Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

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