Civil War II #5 (VF – Panini Comics)

On se rapproche à pas feutrés de la conclusion et le titre souffre malheureusement d’incohérences et d’une intrigue qui s’étire. 

[toggles behavior=”accordion”]
[toggle title=”Civil War II #7 – 4/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: David Marquez, Andrea Sorrentino

Suite à la pause et au faux rythme du précédent numéro, Bendis se doit d’accélérer, la conclusion approche. La pause forcée s’allonge ici, tout tourne autour de LA rencontre sur les marches du capitole. Ces deux personnages sont depuis quelques numéros intimement liés, Ulysse dévoilait une vision d’horreur. Et d’ailleurs Bendis nous ressort à nouveau la fameuse double page mortifère de Miles, et même si elle marquait il y a deux mois, au bout de la troisième occurrence, dans tous les kiosques, l’effet choc s’estompe et l’esbroufe est claire : comment gagner deux pages de dessin. Et ce n’est que la première ombre qui vient ternir un tableau bien brouillon. Le numéro se décompose en deux approches distinctes dont l’une est intrigante, et l’autre pas vraiment. Manque de pot, le développement principal, celui dont tout le monde attend la résolution, est très imparfait. Dans cette branche narrative, tout s’articule, je l’ai dit, autour de la rencontre entre Cap et Miles, qui veulent démontrer ainsi l’erreur d’Ulysse : Miles ne tuera pas Cap ! Discréditer Ulysse est bien vu tant le don de ce personnage semble aléatoire et peu fiable, la confrontation entre les deux héros, en plus d’une confrontation générationnelle (thématique chère à Marvel actuellement), est logique ; l’exécution l’est moins. Miles est très rapidement entouré des forces de police alors qu’elles ne sont pas au courant de la situation (cette vision d’Ulysse n’avait touché que les héros présents dans le Triskelion), quand bien même, pourquoi, dans ce cas, ne pas envoyer tout un bataillon de militaires pour stopper le jeune homme ? Maria Hill a la réponse. La directrice des opérations, dont la légitimité est nulle suite à Standoff je me répète, souhaite retirer les forces en présence pour éviter une explosion médiatique du problème et ainsi devoir révéler à tous la situation tendue entre Miles et Cap, car oui, Maria Hill, et encore plus récemment, est sans doute le personnage Marvel à l’éthique la plus respectable ! Là encore, la caractérisation n’est pas bonne et il serait vraiment temps de virer une bonne fois pour toute ce personnage, entre incompétence et irresponsabilité, finissons-en. L’intervention justifiée et pacifique de Cap Marv, qui s’impose finalement comme le personnage de l’apaisement, pour détricoter les circonstances dans le dialogue est brutalement interrompue par un Stark au sommet de la débilité ; quoi de mieux pour apaiser les esprits déjà bien échauffés que de lancer une Hulkbuster Warmachine dans l’arène … cette réaction est idiote et on est bien loin des considérations et des valeurs de calme et de respect des méta-humains. La réaction d’une Carol chauffée à blanc est immédiate, le conflit s’embarque de manière très artificielle dans son épilogue sans doute musclé. Mais Bendis prend le temps (un comble de dire ça … ) de travailler dans une autre direction, Ulysse est projeté dans le No Man’s Land d’Old Man Logan (OML). Sans refaire la discussion entre les deux, on comprend que ce futur alternatif est en fait la conséquence tragique de cette seconde guerre civile, retro-continuité d’un univers alternatif, qui intègre maintenant un futur plus que probable de l’univers Marvel. Marvel veut décidément capitaliser dans les moindres recoins sur sa pépite OML, mais j’ai plutôt apprécié cette pirouette narrative. 

Deux dessinateurs se partagent donc le travail, Marquez fidèle à son niveau, même si certains visages les plus éloignés sont assez brouillons, livre une copie remarquable. Les pages les plus explosives, notamment sur la fin sont encore une fois très soignées. Sorrentino se charge des passages OML, mais l’artiste ne peut pas s’en donner à cœur joie. Ne cherchez pas ses compositions ultra travaillées, il n’en est rien ici. Ses planches restent agréables néanmoins, mais on est loin de la folie créative d’un Green Arrow ou même d’un Old Man Logan version Lemire. 

Plus la conclusion se rapproche, moins la tension subsiste. Bendis se perd, accumule les erreurs et les incohérences pour finalement virer dans un conflit épilogue insensé. Carol avait fait le premier pas vers une entente pacifique, Stark balaye ça sans état d’âme et je ne peux pas le défendre. Le numéro final devra clôturer toutes les intrigues lancées, même si cet event, au regard de son lancement, est totalement artificiel dans ses enjeux. Bref, après un démarrage en fanfare, Bendis ne renouvelle pas l’essai, dommage. 

[/toggle]
[toggle title=”The Fallen #1 – 3/10″]

Scénario: Greg Pak – Dessins: Mark Bagley

Après le très mauvais The Accused, Marvel rempile pour ce second one-shot explicatif, cette fois centré sur le cas Banner, et c’est tout aussi mauvais. Banner est mort, harponné par Clint, dont on sait déjà tout du “pourquoi du comment”, au moins Pak, grand habitué du Géant de Jade, ne le réexplique pas. Il va donc traiter du trauma causé par le décès de Bruce sur l’entourage plus ou moins proche du Hulk : des Vengeurs, en passant par Betty Ross et son père, jusqu’aux protagonistes aliens de Planet Hulk, “héros” qui ressortent du placard sans explication aucune. C’est bien simple, je n’avais pas revu ces “héros” depuis cette époque, déjà sous la plume de Pak. Alors qu’on aurait pu se contenter d’une très belle double page au sein de CWII, le lecteur se coltine un numéro complet sur la tristesse et la colère de tous ces personnages qui ne me passionnent pas. Les pages sont pleines de bon sentiments, chacun y va de son hommage pleurnichard sans émotions, je suis passé complètement à côté du numéro. Cependant, la mort d’un tel pilier Marvel se devait d’être traitée, au moins c’est fait. Mark Bagley n’aide pas, lui qui est connu pour ses cadences courtes mais à la qualité constante, sur ce travail, c’est tout simplement immonde : anatomie hideuse, visages déformés, personnages en fond à peine esquissés, un raté graphique complet. 

Contraitement à The Accused, ici les enjeux sont clairs et louables, mais la manière est à oublier. Pleurnichard, mielleux et très vilain, lecture non conseillée.

[/toggle]
[toggle title=”Civil War II : Choosing sides #5 – XX/10″]

Scénario: Declan Shalvey – Dessins: Declan Shalvey

Pas lu, trop court, pas de review

[/toggle]

Avant-dernier numéro du kiosque et il est temps que cela se termine, même si c’est pour basculer sur un énième relaunch (sur lequel je reviendrai dans la review du Avengers du mois). Si vous en êtes là, allez lire la conclusion, maintenant si vous hésitez à démarrer, je ne peux décemment pas vous encourager tellement cette seconde partie est inférieure. De plus, cette entreprise de one-shot marque le plantage secondaire de Civil War II qui veut traiter deux de ses intrigues auxiliaires dans des numéros indigestes. Panini aurait clairement du publier ça dans un hors série, et nous sortir un Civil War II #4 avec les deux derniers épisodes. 

[alert variation=”alert-info”]

Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

[/alert]