Spider-Man #004 (VF – Panini Comics)

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[toggle title=”The Clone Conspiracy #4 – 6.5/10″]

Scénario: Dan Slott – Dessins: Jim Chung

Avant dernier numéro pour la Conspiration des Clones, et Slott fait le choix du ralentisseur. La révélation du mois précédent laissait présager un impact émotionnel fort, impact qui sera rapidement balayé par un Peter aux abois, et un Chacal aux décisions ambiguës, son comportement est très oscillant. Sinon, malheureusement, Slott ne propose pas grand chose d’autre, et ce n’est pas cette fin en forme de Carrion War Z qui attirera mon attention. Cet embranchement est attendu depuis les révélations de Kaine. Slott nous détaille encore les motivations de chacun, sans valeur ajoutée depuis maintenant deux numéros. Cette pause, comme transition vers un affrontement final est malvenue. Le rythme est faussement ralenti, alors que l’ascenseur émotionnel était bien présent depuis le début de cette conspiration. Au moins, graphiquement, la série aura tenu ses promesses, Chung ne dévie pas une seconde. 

Avec cet entracte pré-conclusion, Slott fait le mauvais choix. Le crescendo était maitrisé depuis maintenant plusieurs numéros (si on compte le road to Clone Conspiracy), cette digression ne sert en rien l’intrigue, les motivations du Chacal nous sont connues depuis longtemps maintenant. La conclusion se devra d’être à la hauteur !

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[toggle title=”Amazing Spider-Man #23 – 7.5/10″]

Scénario: Dan Slott – Dessins: Giuseppe Camuncoli

L’intérêt premier de ce Clone Conspiracy se trouve dans le retour de la “vraie” Gwen Stacy, du choc que cela provoque sur un Peter échaudé par ces résurrections. Il aura fallu attendre, mais la voici enfin, la confrontation entre les deux amants historiques. Et même si mes lectures Spider-Man ne démarrent qu’à partir de Straczynski, et donc bien après la Mort de Gwen Stacy, je dois bien avouer que le poids de la relation se fait clairement sentir ici. Les échanges sont lourds, douloureux, mais remplis de sensibilité entre ces deux personnages, qui ont grandis, et dont le passé est à jamais lié. 

Un tie-in pour moi indispensable, qui prépose d’une émotion véritable, mais aplati par un dessin brouillon, un brin vieillot. 

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[toggle title=”Spider-Man #12 – 6.5/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: Sara Pichelli

Le ressenti est particulièrement étrange sur cette série. D’un côté, Bendis tient parfaitement sa création, mais de l’autre, le tempo général est lent, très lent, mais surtout parasité par certaines confusions éditoriales (à moins que ce soit moi qui ne comprenne plus grand chose …). Miles part alors à la recherche de son père, perdu dans une dimension alternative, celle de Spider-Gwen. Première incompréhension, je pensais que tous les univers avaient fusionné, apparemment non, surtout que Spider-Gwen apparaît dans Clone Conspiracy, donc dans l’univers Prime. Passons, second malentendu, le cas Maria Hill : je vomis littéralement ce personnage. Je ne l’apprécie plus, il est détestable, détesté mais surtout sa place n’est plus légitime. Spencer a destitué Maria de son poste au S.H.I.E.L.D, que fait-elle encore en tenue moulante avec son insigne ailé ? Cet arc sera surtout l’occasion de voir une relation naissante entre Miles et Gwen, une idée intéressante si elle est poussée jusqu’au bout (pourquoi ne pas imaginer une série team-up avec ce jeune couple ?). Mais Bendis sait écrire, heureusement pour nous, les dialogues sont toujours aussi souples, un poil bavards. Là où nous gagnons en fluidité, nous perdons évidemment en rythme, mais nous sommes habitués. Et qui de mieux que Pichelli pour illustrer ce numéro. Le commentaire est le même que le mois dernier, c’est tout simplement sublime. 

Une série agréable, inoffensive, mais au capital sympathie certain. Maintenant, le dé-tricotage constant associé à quelques incohérences éditoriales étranges, font que le titre ne reste qu’agréable. Par contre, il s’inscrit clairement parmi les plus belles séries du moment. 

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[toggle title=”Amazing Spider-Man : Renew your vows #4 – 7.5/10″]

Scénario: Gerry Conway – Dessins: Ryan Stegman

Nous y sommes, fin du (trop) long premier arc du titre. Attention, la série est toujours géniale, développe ce côté parental qui manque cruellement à certains héros, mais cette rixe contre l’Homme Taupe s’étend bien trop longtemps. La conclusion n’apporte que l’entrée d’Annie dans la lutte de justice de ses parents, avec un super pseudo croustillant. Il serait vraiment temps d’approfondir ce Normie Osborn, et de la dynamique qu’il peut apporter dans cette Spider family. Stegman se surpasse, son travail sur ces premiers numéros est parfait. Le découpage est survolté, l’anatomie très arachnéenne des trois personnages est digne du maître en la matière Todd McFarlane et les expressions sont légèrement sur-expressives mais collent parfaitement aux émotions parfois surjouées de la vie de famille.

De par son originalité, son dessin d’une vivacité folle mais surtout avec l’évolution de ces icônes du comics de super héros (j’entends le couple MJ / Peter), la série est absolument à découvrir. 

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Même si la saga de Slott baisse en régime, la faute à une pause malvenue (selon moi, encore une fois), le kiosque est à lire. Le tie-in, toujours écrit par Slott, est parfaitement maitrisé, bien que cloué par un dessin en deçà. Le reste du menu est très agréable ; Entre un Spider-Man sublime mais confusant, et un Renew Your Vows comme le meilleur exercice de style sur le Tisseur. 

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