Green Arrow Vol. 2 : Here Be The Dragons (VO-DC Comics)

La série régulière Green Arrow de Mike Grell se poursuit avec ce volume 2 qui contient les épisodes 7 à 12, découpés en 2 arcs respectivement de 2 et 4 parties. Il fait suite au volume  1 : Hunters Moon.

The Powderhorn Trail Ep. #7-8

Cet arc poursuit l’intrigue sur la triade chinoise débutée dans le tome 1, envoyant Oliver Queen à Anchorage. Pendant ce temps, Dinah, tuyautée par la jeune fille qui avait traversé la vitrine de son commerce de fleurs dans The Longbow Hunters, enquête sur un employé d’une entreprise de lavage de voitures qui semble avoir un business des plus louches. Les deux volets se déroulent parallèlement.

Premier arc construit sous l’angle de l’espionnage où Green Arrow se rend à Anchorage pour filer les trafiquants. Dinah suit une voiture qui s’engouffre dans un ferry direction…Anchorage. Grosse ficelle, à nouveau mais cet arc se laisse lire. Sur quelques pages, Mike Grell évoque les stigmates de The Longbow Hunters sur Dinah et les relations tendues qu’elle entretient avec Oliver. Le scénariste en profite également pour se pencher à nouveau sur la position de Green Arrow par rapport à la police.

L’épisode #7 dessiné par Eduardo Barreto et Randy Duburke est graphiquement assez faible.  Perspectives étranges, véhicules parallélépipèdiques, décors succincts. Assez décevant. L’épisode #8 est dessiné Paris Culling. C’est nettement mieux mais rien d’excitant toutefois.

Un arc au final assez moyen, tant scénaristiquement que graphiquement.

 

Here Be The Dragons Ep. #9-12

Cet arc voit le retour de Shado, personnage féminin crée par Mike Grell dans la mini-série The Longbow Hunters et hausse le niveau de plusieurs crans. Shado, qui doit toujours payer sa dette à l’Oyabun, est contrainte de sacrifier un de ses doigts. Mais son maitre qui ne veut pas perdre un tel talent se sacrifie à son tour. Shado doit alors s’enfuir en tuant des membres de la mafia. Elle se retrouve alors en cavale. Dans le même temps, Oliver Queen est sollicité par un certain Greg Osborne qui lui propose de récupérer le plan d’une cache où se trouve un trésor philippin datant de la seconde guerre mondiale, plan qui serait en possession de….Shado. A nouveau, facilité scénaristique mais cela n’ampute pas la qualité de l’arc et le plaisir de lecture.

Mike Grell réussit une construction solide, dense et riche en tension. L’évolution des personnages est importante. Oliver Queen vieillit et souhaite fonder une famille. Mais Dinah s’y oppose, comme on l’a déjà vu dans les épisodes précédents. Mike Grell évoque habillement cette situation en quelques scènes efficaces et pleines de sens. La deuxième rencontre avec Shado va alors porter tout le poids de cette situation. Leur relation évolue sensiblement et plonge Oliver dans le doute. L’ensemble constitue un contexte assez mature et intéressant. Oliver s’interroge aussi sur le rôle de Green Arrow, Osborne lui disant qu’il n’a eu aucun mal à le trouver car qui d’autre que lui a ce physique reconnaissable et donc peu dissimulable sous un simple masque…

D’un point de vue de l’action, les scènes avec le maitre et les yakuzas sont d’une belle intensité, de même que celles après les évènements sur l’île sont pleines d’émotions. Si l’on excepte la coïncidence trop facile du plan du trésor, l’ensemble est crédible et fait considérablement évoluer la série. L’auteur gère très bien le rythme, mêlant scènes d’action et moments plus intimes, développant les personnages. Aux dessins, on retrouve Ed Hannigan qui réalise de superbes planches. Son trait fin et précis ainsi que des décors léchés et des cadrages réfléchis rendent cet arc très agréable à lire.

Un deuxième arc tout à fait excellent, peut-être le meilleur depuis le début de la série.

Les couleurs des 6 épisodes à nouveau réalisées par Julia Lacquement sont toujours typiques de cette époque. Gros aplats assez vifs et peu nuancés même si le deuxième arc bénéficie de tons plus modernes et travaillés.

Malgré un premier arc un peu moyen, ce volume est dominé par une second arc excellent. Quelques ficelles scénaristiques faciles et une partie graphique moyenne sur l’arc The Powderhorn Trail ne gâchent pas le plaisir de lire la série Green Arrow de Mike Grell qui maintient un bon niveau de qualité, notamment sur son second arc intense et essentiel. Le scénariste maitrise la caractérisation de ses personnages et sait les faire évoluer.

L’histoire se poursuite dans le volume 3 : The trial of Oliver Queen