Absolute Carnage #3 (VF-Panini Comics)

Septembre 2020 ? Décembre ou Noel 2020 ? Absolute CarnageS, deux numéros, la boucle est bouclée chez les mutants et Jason Aaron nous laisse encore attendre. Les retards et les imprévus doublent l’épaisseur du symbiote. Deux sorties, 3 épisodes et une mésaventure encore réussie par Donny Cates et Ryan Stegman. 

Pas de quoi s’attarder sur Absolute Carnage #2, le 3e numéro de la mini-série est une préparation à la situation finale. Les deux artistes ne vacillent pas et nous sommes déjà à la cour du Roi de Sang dans Absolute Carnage #3 avec les deux derniers numéros. Pour sa conclusion, Donny Cates convie les meilleurs artificiers ! Du Vengeur, du Hulk saliveux, Miles Morales consumé, Carnage Venomized , bouquin et bouquet finaux. L’auteur ne perd jamais de vue la récréation d’une telle production. Absolute Carnage aura été absolument festif ! Mais, comme à son habitude, il ne prive pas sa série de l’inquiétant sentiment contenu dans un tel désespoir (il est toujours question de réveiller le Roi Noir qui viendrait absorber la lumière de la Vie). Brock doit frontalement choisir le temps de quelques cases. Brock choisit d’ailleurs pour lui seul. Donny Cates, seul capitaine de son vaisseau, ose choisir aussi pour une suite annoncée encore meilleure. Cependant, la fin de cet étripage se joue simplement  au fil de l’épée. Absolute Carnage est bien cet entracte démesuré et débordant de la série Venom, d’un moment de la série, l’éditeur en a fait le Moment. Cates est plus malin, ne se laisse pas faire et amalgame immédiatement ces 5 numéros (et non plus “ses”) dans la grande convocation des symbiotes depuis 2018. Absolute Carnage est une étape obligatoire !

Peter Parker, Spider-Man plutôt, frappe, cogne et tient debout. Les coups pleuvent et les responsabilités l’emporteront toujours. Donny Cates a tout assimilé, décodé toute la toile du personnage. Celui-ci et son successeur, Morales, atteignent des sommets de maturité rarement lus. Absolute Carnage peut valoir le coup (le prix reste immodéré) d’ores et déjà pour les Tisseurs. 

Et il faudrait s’attarder sur Ryan Stegman pour accabler vos yeux avec des mots vains ? 

Absolute Carnage profite de sa concision, seulement 5 numéros, et de la rouerie de son auteur pour être l’absolue célébration des symbiotes. L’événement est construit comme une partie inséparable de la série Venom et triomphe à l’exercice du festin estival. Donny Cates ne prive pas ces 5 numéros d’une consistance essentielle puisque la suite dépendra véritablement d’Absolute Carnage. Complet (surchargé même par les accessoires séries dérivées, ajoutées par Panini sans raison), assimilé, pêchu et conséquent ; Primordial ? 


8
On aime
Encore des questions !
Le Retour du Roi ...
Une vraie conclusion et déjà un prologue
Eddie Brock fait un vrai choix
Les Tisseurs écrits par Cates !
Toujours somptueux !
On aime moins
Moins percutant que le premier numéro
Il suffisait d'un coup d'épée ?