All-New Avengers #12 (VF – Panini Comics)

A l’issue des différentes critiques de ce kiosque, avant la conclusion, je ferai un point rapide sur le prochain relaunch Panini pour les mois de juin / juillet prochain. 

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[toggle title=”All-New All-Different Avengers #14 – 3.5/10″]

Scénario: Mark Waid – Dessins: Adam Kubert

Waid ne sait clairement plus ou donner de la tête, entre son obsession maladive de Kang qui, personnellement, m’intéresse, et Civil War II. Et malheureusement cette dualité schizophrène m’a complètement sorti de la série. Waid intègre donc son personnage de la nouvelle guêpe dans l’univers Marvel, comme pour légitimer sa création. Mais au lieu de la mêler à la série de Duggan, on y reviendra, Waid livre un numéro auto-contenu expéditif et expédié. Cette nouvelle héroïne, fille de Pym, va se heurter au choc du combat fratricide qui parasite l’univers. Comment peut-elle réagir, avec son génie génétique ? Mettre en lumière l’aléatoire des visions d’Ulysse. L’idée est bonne et colle parfaitement aux enjeux de l’évent, l’exécution est simplement ratée. Sur 3/4 pages le lecteur est plongé dans un micro-vers, dimension privilégiée de Nadya, où celle-ci invente en deux temps trois mouvements une machine statistique pour démêler les rêves de l’inhumain. Sur la case suivante et sans explication, la machine explose et Nadya est désemparée, on la comprend mais on passe totalement au-dessus tant les situations s’enchaînent sans lien ni logique.

Il reste un numéro pour Waid avant la conclusion de cette série et le contexte n’aura pas facilité la tâche à l’auteur, mais cela n’excuse pas une telle erreur. Quel est réellement l’intérêt d’une proposition comme celle-là ? Je ne sais pas, si ce n’est flouer son lectorat. Aux dessins, Kubert fait du Kubert classique. On pourra pester contre un manque flagrant de folie du micro verse, qui fait pâle figure.

Waid s’essouffle et se perd entre la direction Kang et les tie-ins, la conclusion arrive et s’annonce bien laborieuse

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[toggle title=”New Avengers #15-16 – XX/10″]

Scénario: Al Ewing – Dessins: Paco Medina

Ça fait maintenant deux mois que je lis cette série par obligation, ce mois-ci j’arrête. Je n’ai donc pas lu les deux numéros, ce travail d’Ewing ne me plaît pas.

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[toggle title=”Uncanny Avengers #11-12 – 9.5/10″]

Scénario: Gerry Duggan – Dessins: Pepe Larraz

Quel pied, mais quel pied ! En traitant le cas Ultron, Duggan signe l’un des meilleurs moments du All New, c’est une lecture passionnée et passionnante qui vous attend. Pym/Ultron est révélé et la bataille entre la division unité et le robot génocidaire est grandiose. Le rythme est digne des grandes sagas de Remender, ça ne s’arrête jamais un moment, les héros sont poussés dans leurs derniers retranchements pour oblitérer la menace. Le travail d’écriture de Duggan sur la relation symbiotique père-fils entre Pym, Ultron et Vision est parfaite. Ce trio abuse de discours lourds de sens où se mêlent considérations familiales et folie des grandeurs le tout dans un ton grave et urgentiste. La toute fin en forme de porte ouverte peut paraître trop souple, comme pour se garder des cartes en main, mais le nouveau statu quo du personnage est écrasant. Et on vient à se questionner, pourquoi ne pas avoir mêlé la nouvelle guêpe à cette histoire ? La dimension familiale aurait trouvé un niveau de résonance époustouflant, l’impact émotionnel sur Nadya aurait propulsé le personnage.

Duggan a su renouer avec les grands moments des Vengeurs, dans une saga en quelques numéros marquants. Les personnages ne s’affrontent pas bêtement mais font face ensemble à une menace intime, un classicisme qu’on aimerait voir plus souvent. Et que dire sur Larraz, il explose ici et livre un travail phénoménal. Les compositions éclatées sont magnifiques, le mouvement est constant et constitue le parallèle parfait avec la narration. Les personnages sont expressifs et le lecteur peut suivre le poids émotionnel sur les visages. Une réussite graphique totale.

Duggan s’installe comme celui qui m’aura fait vibrer dans cet univers post secret wars, le seul avec Spencer.

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Pris dans son ensemble le kiosque n’a pas cessé de baisser en qualité depuis la moitié de Standoff. La faute à un Civil War II qui cadenasse Waid (alors que son maxi fil rouge autour de Kang est très ambitieux) et engloutit Ewing que je ne lis plus dans ce kiosque. Le relaunch précipité de Panini pourra peut être relancer l’univers vengeur. D’ailleurs ce relaunch, qui au moment de la rédaction de l’édito n’était pas envisagé (Panini mentionne un kiosque 14), n’a pas lieu d’être et ne participe qu’au barrage à la concurrence Urbaine. Les hypothétiques nouveaux lecteurs ne trouveront pas une porte d’entrée évidente avec ces futurs numéros 1. J’y serai de toute façon, bien que je ne cautionne pas la politique de Panini.

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