All-New Iron Man & Avengers #10 (VF – Panini Comics)

Un kiosque sans Invincible Iron Man, avec la double dose de Captain Steve Rogers et le retour d’Acuna, c’est gagné d’avance.
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[toggle title=”International Iron Man #6 – 6/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: Alex Maleev

Stark avait retrouvé sa mère biologique sur la dernière page le mois précédent. Bendis nous fait donc un petit numéro origin story de cette nana, Amanda Armstrong. Comme une adolescente américaine clichée, elle est rebelle, joue du rock sur des scènes bondées  et … elle se fait recruter par la comtesse Allegra pour intégrer le S.H.I.E.L.D sans raison. On avait déjà Howard Stark comme espion, cette nouvelle histoire aurait pu développer autre chose, mais non, on reste sur le classique espion de l’agence de surveillance mondiale, que de facilité et de manque de prise de risque … J’en viens même à penser que la version de Gillen des origines Stark était plus intéressante dans sa folie incohérente. Même si Bendis va rapidement raccrocher les wagons, la lecture est convenue et on quitte le fleuve tranquille des premiers numéros. Maleev est aux dessins, c’est beau bien que moins travaillé il me semble, l’épisode est moins spectaculaire. 

Première déception pour International Iron Man. 

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[toggle title=”Captain America : Steve Rogers #3-4 – 9.5/10″]

Scénario: Nick Spencer – Dessins: Jesus Saiz, Javier Pina, Miguel Sepulveda

Que ces numéros sont complexes à appréhender, les numéros sont très riches, denses et remplis de surprises ! Ce que je peux dire, c’est que Spencer continue d’installer son Captain America suppôt du Crâne Rouge, comme agent de la mort d’une idéologie radicale, j’adore cette idée. Mais ce Cap est tellement violent et manipulateur qu’il a une idée derrière la tête absolument géniale : Spencer réinvente le personnage tout en gardant comme direction principale son opposition avec le nazi écarlate, traitez moi de fan-boy, mais c’est brillant. Et je suis bien au courant que ce procédé a déjà été utilisé par le passé.

L’auteur n’oublie pas son travail précédent et continue d’enterrer à petit feu Maria Hill qui n’arrivera pas à se sortir du désastre Pleasant Hill. Le cas Kobik est aussi évoqué et le devenir du personnage est inattendu, j’espère que Panini publiera la série en question. Le précédent cross-over nous avait dévoilé une nouvelle Quasar, Spencer nous le rappelle sur 2 pages des plus intrigantes. Le teasing est très mystérieux, et devrait revenir dans quelques numéros. Et en plus de ça, le contexte brûlant de la deuxième guerre civile sert parfaitement les manigances du Captain encore masqué au yeux de ses comparses super-héroïques même si son secret commence à s’étioler. Je pourrai noter un humour dans la bouche de certains vilains pas forcément très bien venu mais c’est pour le détail. 

La partie graphique est très bonne. Jesus Saiz réalise le #3 avec la même maîtrise. Le #4 est assuré par deux autres dessinateurs, dont le style est sensiblement proche de la proposition de Saiz. Même si ma préférence va pour Jesus. Ce nouveau Captain est ultra violent et certaines planches sont très graphiques pour un titre Captain America. La mise en image du héros est parfaite, entre iconisation magistrale et tranquillité malsaine, c’est très abouti. 

Un mot sur l’édition et les problèmes récurrents du chapitrage. Encre une fois, le kiosque n’est pas chapitré et je ne vois pas Panini régler le problème alors que ça devrait être une constante de l’édition française. Je sais bien que les kiosques sont pleins mais prenez exemple sur Urban, leur édition est impeccable ! 

Spencer est ce qui se fait de mieux chez Marvel actuellement, c’est mon avis bien entendu. Je suis conquis par tout son travail sur ses séries Captain. Sa version de Steve Rogers est irréprochable avec un vrai message de fond. 

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[toggle title=”Captain America : Sam Wilson #11 – 10/10″]

Scénario: Nick Spencer – Dessins: Daniel Acuna

Spencer ne m’avait pas séduit avec le deuil de Rhodes le mois dernier, mais il renoue déjà avec un numéro social et engagé, du très bon Spencer. L’auteur joue avec plusieurs intrigues qui s’entrecoupent : les Americacops qui imposent un régime ultra policier et sécuritaire dans les quartiers à minorités. Sam doit alors prendre part au conflit, qui s’envenime dangereusement alors que Rage prend violemment la défense des oppressés. La tension est brûlante et s’inscrit, encore une fois, dans un contexte très réaliste. Spencer s’amuse astucieusement avec l’event de Bendis, en confrontant Sam aux avis des deux camps. Comme le personnage, le lecteur ne veut pas prendre parti, la réalité le rattrape et il va devoir s’engager pour une cause. Spencer livre un numéro exquis, juste, en nuances de gris (…) avec cette fibre sociale forte. L’épilogue est intriguant, un autre porteur du bouclier fait son grand retour dans une intervention très musclée, je vous laisse lire tout ça et la surprise qui va avec. Et que dire de la performance d’Acuna, somptueuse. Je n’ai jamais vu le dessinateur baisser de niveau, mais là, il atteint des sommets ! 

Un numéro énorme, Spencer retrouve toute sa maîtrise sur sa série la plus sociale. 

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[toggle title=”Mighty Thor #9 – 8/10″]

Scénario: Jason Aaron – Dessins: Russel Dauterman

Aaron redémarre lentement son arc, alors que Roxxon est attaquée par les génies du Mal, menés par Oubliette Midas. La grosse partie du numéro se déroule donc dans une station immergée de Roxxon, qui est prise d’assaut par le Samouraï d’argent, Thor et l’agent Solomon. Le combat qui s’en suit est une pure dinguerie de dessin, avec un Dauterman en roue libre, au maximum ! Aaron adopte une narration coup de poing et les dialogues des deux personnages retranscrivent très bien leur ressenti.  Pendant ce temps, Dario Agger, le PDG de Roxxon est torturé par Oubliette et ayant suivi le personnage sous la plume d’Aaron, j’ai une envie folle de lire sa future vengeance dont on a un premier aperçu dans ces pages. Jason Aaron n’oublie pas de traiter le cas Odin/Freyja  et ce très court passage est assez fort. Mais le meilleur ici c’est définitivement Dauterman qui explose. Le dessin est toujours très propre, mais alors les différents effets caractéristiques de l’artiste sont splendides : l’eau, la glace qui éclate, les reflets, les tissus, les cheveux, les rayons d’énergie, faites-y attention, c’est remarquable ! 

Aaron monte en puissance tranquillement sur cet arc, il a la chance d’être appuyé par un Dauterman définitivement de retour dans l’arène du dessin ! Du tout bon ! 

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Forcément, sans Invincible Iron Man et avec la triplette de Captain, c’est une réussite totale. Thor termine la lecture en beauté pour un kiosque immanquable. 

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