All-New Iron-Man & Avengers #11 (VF – Panini Comics)

[toggles behavior=”accordion”]
[toggle title=”Invincible Iron Man #12 – 4/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: Mike Deodato Jr

Ce numéro est mou, très lent mais a au moins le mérite de développer les relations entre les personnages et de mettre un point final à l’arc précédent. Tony vire donc son président adjoint, assoit la position de Mary Jane et tente de rendre visite à Amara, son amourette, mais celle-ci est absente. Un bon tiers du numéro est finalement assez inutile. Le reste est consacré à l’entretien entre Stark et Riri, cette étudiante brillante aux motivations très obscures (pour ne pas dire inexistantes) qui a su se fabriquer son propre module Iron Man. La seule utilité de Riri c’est bien de donner de la voix dans CWII. D’ailleurs, le raccord éditorial est encore une fois hasardeux : ici la petite génie n’a toujours pas rejoint la guerre civile, alors que dans le kiosque éponyme, elle fait clairement partie de l’équipe de Tony. Enfin passons …. Les deux personnages discutent, discutent et Tony décide d’aller plus loin avec Riri (en même temps, le contraire aurait été étonnant). Le contexte Civil War II est bien présent, la tour Stark est détruite, Tony a les dents contre la famille royale et l’arrivée finale de Vincent Cassel clôture un numéro creux, dont les différentes intrigues ne (me) passionnent plus. C’est toujours Deodato aux dessins, j’aime pas. 

Une série que je vous conseille sur le premier arc uniquement. Une lecture vide, molle et finalement à l’intêrét moindre. A voir comment sera gérée l’Iron-verse à l’issue de CWII. 

[/toggle]
[toggle title=”International Iron Man #7 – 7/10″]

Scénario: Brian M Bendis – Dessins: ALex Maleev

Conclusion de cette mini-série sur les origines Stark. Dans les faits, ces 7 numéros se tiennent et forment un tout sympathique, parfois très touchant. J’avais été déçu le mois dernier sur le classicisme des origines de la mère de Tony, mais ce deuxième volet est meilleur : son destin est tragique et l’enfance de Tony, entre les mains de la famille Stark s’annonçait radieux. Un point continuité : le pré Secret Wars est toujours d’actualité, donc les origines installées par Gillen le sont aussi. Hors ici, il n’est jamais fait mention d’Arno Stark. Même si le raccord ne sera jamais instauré, ces deux versions de la naissance de Tony cohabitent sur une période de 3/4 ans d’intervalle. On ne comprend finalement plus grand chose à la continuité Marvel. Maleev, depuis le début et comme tous les mois, assure un travail correct, tout en émotion et en réalisme. 

Une mini série que je recommande lors d’une sortie prochaine dans un album librairie qui compilera l’ensemble des numéros, vous ne serez pas déçu. 

[/toggle]
[toggle title=”Captain America : Steve Rogers #5 – 9/10″]

Scénario: Nick Spencer – Dessins: Javier Pina

Nick Spencer se voit contraint de faire le lien entre sa série et l’event du moment, Civil War II. Et autant vous le dire tout de suite : ça change toute notre perception des événements. En effet, Spencer montre que l’affrontement entre les héros et l’assassinat de Banner ne sont que la partie émergée de l’iceberg, les manigances de l’Hydra sont plus larges et touchent toute la communauté méta-humaine. Spencer inclut habilement cette guerre civile, l’utilise à son avantage et installe le plan final de Cap comme LA menace du moment. Encore une fois, Spencer ne se démonte pas par les faux airs de chef d’orchestre de Bendis, la guerre civile n’apparaît que comme un prétexte pour servir l’idéologie du Captain. En grand marionnettiste, Steve déplace ses pions dans le plus grand secret, toujours sur le fil du rasoir, sur cette ligne de crête. Il joue un jeu très dangereux, sa stature de héros mythique lui assure confiance et confidence, la traîtrise n’en sera que plus lourde. Mais comment rebondir après l’ultime vision d’Ulysse ? Il faudra s’en doute attendre le mois prochain pour le découvrir. Comme pour le mois dernier, le style de Pina, un peu lisse (peut-être est-ce dû à la colorisation), me plait et complète correctement la narration de Spencer. Qu’on se le dise, la série compte plus pour sa narration que pour son graphisme. 

Numéros après numéros, Spencer joue avec l’univers Marvel, déplace ses cartes. Ce numéro relance complètement l’intrigue peu subtile de Civil War II en altérant avec brio la figure légendaire de l’éditeur. Une lecture obligatoire. 

[/toggle]
[toggle title=”Captain America : Sam Wilson #12 – 10/10″]

Scénario: – Dessins:

La montée en puissance dans ce conflit social entre les minorités et les forces policières totalitaires atteint son paroxysme. Le ton monte, Rage craque et Sam se retrouve à faire des pieds et surtout des ailes pour se sortir de ce conflit de quartier aux retombées bien plus larges. Car oui, cette force d’intervention spéciale, les Americops ne sont que les représentants armés de la caste politique extrémiste blanche qui ne veut pas de ce Captain beaucoup trop bronzé pour eux. Ces mêmes politiciens vont chercher à convaincre US Agent de reprendre le flambeau. Le propos social est marqué et pointe du doigt les dissonances actuelles entre les minorités ethniques et les forces publiques. Spencer se sert des drames sociaux qui choquent les américains et renforcent le communautarisme. Et cette fin iconique au possible ! Tout ce message de fond est sublimé par un Acuna de génie, qui livre une performance parfaite sur cette série. 

Si vous cherchez une série à message, qui developpe un propos actuel et passionant, n’hésitez plus, elle est là. 

[/toggle]
[toggle title=”Mighty Thor #10 – 8/10″]

Scénario: Jason Aaron – Dessins: Russell Dauterman

L’Exterminatrix persiste à détruire Roxxon alors que Darrio va mener la contre-offensive, avec une équipe de super soldats shootés aux hormones de Minotaure. Pour sauver la Terre, menacée par la bombe de Roxxon, Roz et Thor, toujours traquée par le S.H.I.E.L.D, vont devoir s’allier avec Darrio contre Oubliette Midas. Cette réunion mythique est savoureuse, surtout quand on a suivi avec assiduité les querelles entre ces personnages. La fin est très surprenante et Aaron arrive à marquer le coup pour nous faire revenir à coup sûr le mois prochain. Le contexte des 9 mondes n’est pas oublié, la résistance des Elfes blancs fomente en secret le renversement du despote Malekith, cette piste est très intéressante et j’espère la voir se développer en filigrane.  Et que dire de Dauterman, son temps de repos a été salvateur tant il explose sur ces pages. L’iconisme qui ressort de certaines pages est magistral, iconisme qui manque cruellement aux héros Marvel dont la constante “lol” me gêne particulièrement. Je pourrai cependant relever une découpe des cases bien trop irrégulière, qui dessert légèrement le récit. A vouloir rendre le rythme frénétique, Dauterman perd en lisibilité entre les cases ; allez voir Chris Samnee sur Black Widow pour bien comprendre la perfection de la composition graphique. 

La série ne cesse de monter en puissance et retrouve un niveau de qualité impressionnant.

[/toggle]

Pour les deux Captain et Thor, lisez ce kiosque ! 

[alert variation=”alert-info”]

Pour découvrir et commander ce numéro, c’est par ici:

[/alert]