CoMix Stories #1

Nouveau format pour nouveau papier. CoMixStories, comprenez critiques groupées succinctes, concerne donc les kiosques (pour l’instant), fournissant un avis rapide. En allant droit au but, nous espérons vous dresser un panel complet de nos lectures dans ce format disparate. Certains numéros précis seront toujours traités dans un article dédié. 


Avengers #008 – 5/10 par Kidroy

Scénario: M.Waid, J.Zub, N.Spencer, B.M.Bendis – Dessins: P.Noto, H.Ramos, K.Jacinto, A.Maleev, S.Caselli

  • Avengers #8 : Avengers X, menace installée depuis longtemps, attendue, développée même dans des numéros #.(X) est soufflée sur deux pages. L’ennemi terrasse des Vengeurs stupides, naïfs et inexpérimentés. Mais bien heureusement, la jeune Guêpe est là. Un numéro bâclé, écrit par dessus la jambe, aux personnages ratés et à la tension nulle. 
  • Champions #8 : Les Champions se morfondent dans leur bad buzz des internets. Waid n’en termine pas avec cette vision de la jeunesse primaire. Le seul enjeu apparent se termine sur Viv, cloitrée de force dans sa chambre, privée de sortie par son père. Waid est définitivement perdu sur son duo. Les deux séries n’ont plus de consistance et sombrent mois après mois. 
  • Uncanny Avengers #24 : Uncanny Avengers change d’équipe artistique. Jacinto, avec son coup de crayon entre Coipel et Mann, s’apprécie pleinement. Zub, lui, tente de renouer avec le rythme de Duggan, sans en atteindre le niveau. Plus léger, moins dynamique et moins percutant, sa série n’en reste pas moins appréciable. Contraint de se plier aux exigences de l’empire secret, l’auteur n’est pas encore libre de ses mouvements, et ça se sent. 
  • Captain America : Steve Rogers #17 : Dans une critique des médias télévisés et numériques, du contrôle de l’information et la manipulation politique, Spencer complète son récit principal. Sa série est toujours un plaisir à suivre, riche en thématiques et en sujets d’actualité. La catastrophe finale de SE#1 est adressée, affreuse et abjecte. L’échiquier politique de l’Empire est détaillé dans un jeu d’alliances subtil. 
  • Infamous Iron Man #7 : Infamous joue encore sur le repentir de Fatalis, auquel personne ne croit, le lecteur comme le personnage, mais tout est fait pour nous convaincre. Entre une réunion des vilains digne des grandes heures du scénariste sur les Vengeurs puis l’échange inattendu entre Grimm et Fatalis, tout se confond, jusqu’à la toute fin du numéro. Une série différente qui ose sur un personnage cloison. 
  • Invincible Iron Man #8 : Enfin Bendis, dans un numéro lent et avare en informations, détaille encore, l’enfance de l’adolescente. Son personnage est attachant, mois après mois et grâce au trait génial de Caselli, mais il peine à nous écrire une intrigue vraiment intéressante. Maintenant, la confrontation promise en Latverie pourrait relancer l’armure. 

Le kiosque Avengers souffre sévèrement des dérives de Waid. Ses deux séries ne sont pas bonnes. Le goût de l’aventure y est absent, les personnages ne sont pas vrais et les enjeux quelconques. Le reste du sommaire alterne entre le correct et le bon. Et le chapitrage est, encore une fois, très aléatoire. 


X-Men ResurrXion #004 – 5/10 par Boris

Scénario: M. Guggenheim, C. Bunn, J. Lemire, T. Taylor – Dessins: RB Silva, K. Lashley, RA Height, R. Bachs, C. Smith, E. NGuyen, L. Kirk

  • X-Men Gold #6 : Dernier épisode de l’arc avec les Sentinelles et les nanites tueuses. Comme précédemment, ça se laisse lire, c’est plutôt bien écrit mais ça manque cruellement d’originalité. Beaucoup d’action mais peu de surprises. Aux dessins, RB Silva réalise un travail propre et dynamique.
  • X-Men Gold #7 : Premier épisode Tie-in à Secret Empire…parait-il. Je n’ai pas vu le lien. On enchaîne avec les mêmes qualités et défauts que d’habitude. A nouveau, on a un tueur de mutants dont un membre de la famille a été tué par un mutant. Quelle originalité ! Guggenheim réussit toutefois à maintenir des fils rouges sur le long terme tout en traitant des arcs assez courts. C’est appréciable. Ken Lashley a une patte graphique plus personnelle que RB Silva, permettant de maintenir une bonne qualité graphique sur cette série.
  • X-Men Blue #6 : Un épisode présentant peu d’intérêt. Des interactions basiques, des dialogues insipides et une intrigue fade. Les dessins sont en plus très moyens avec des visages irréguliers. Après des épisodes 4 et 5 sympas, c’est la rechute !
  • X-Men Blue #7 : Tie-in à Secret Empire, cet épisode ne vaut que pour les dessins de Cory Smith  qui fait un travail remarquable. Le reste, c’est de la baston infantile de mutants qui se lancent des menaces “à  l’ancienne” et des vannes pas drôles. Vraiment une série décevante mais Cullen Bunn ne nous a pas habitué à mieux sur ses séries mainstream.
  • Old Man Logan #23 : Avant dernière partie de cet arc très long.  Cet épisode est un peu plus intéressant avec une fin assez touchante. Eric Nguyen a vraiment un trait très particulier mais sa mise en page est efficace. J’attends la reprise par Ed Brisson au prochain numéro avec espoir. Jeff Lemire s’est essoufflé sur la fin de son run.
  • All New Wolverine #21 : Encore un bon épisode. Tom Taylor montre une Laura dévouée et déterminée qui ira jusqu’au bout du bout. Il utilise Deadpool, qu’il sait bien écrire, avec beaucoup d’humour. Gabby amène toujours sa touche de fraîcheur. Aux dessins, Leonard Kirk est toujours très bon avec une mise en page dynamique. Clairement LA série du mag, encore une fois.

Le kiosque X-Men ResurrXion ne vaut réellement que pour l’excellent All New Wolverine. X-Men Gold n’est pas désagréable mais sans surprises et X-Men Blue coule. Du côté de Old Man Logan, on attend l’arrivée de Ed Brisson le mois prochain pour rebooster une série qui s’est essoufflée. 


Spider-Man #009 – 6/10 par Kidroy

Scénario: D.Slott, C.Zdarsky, B.M.Bendis, P.David, G.Conway- Dessins: S.Immonen, A.Kubert, O.Bazaldua, M.Bagley, R.Stegman

  • Amazing Spider-Man #28 : The Osborn Identity se termine dans un non lieux, après des débuts très prometteurs. Construit autour d’une double confrontation, Slott ne prend pas de risque et ne fait que remettre à plus tard. La Symkarie se donne à un peuple terrifié, et Spider-Man n’est plus dans les cartons du S.H.I.E.L.D ; Quelques avancées, trop timides pour en faire un indispensable. 
  • Peter Parker : The Spectacular Spider-Man #1 : Que les rancuniers d’une trahison qui s’éternise depuis 2007 se rassurent, le voilà, Classic Parker. Zdarsky revient à l’essence jusqu’à l’immolation. Tout ce premier numéro titube sous un humour puéril, partout, dans la bouche de tous les personnages. L’auteur s’en amuse même, provoquant un non rire parfois. La dernière case est une question sans réponse depuis une affaire de famille non résolue. 
  • Spider-Man #17 : L’humilité, Morales devrait en retenir la leçon. Un numéro passable, sans véritable chamboulement, la série n’a jamais cherché à devenir un incontournable. 
  • Ben Reilly : Scarlet Spider #2-3 : Déjà, le premier numéro était un avertissement. Bagley est bien le seul à sortir la tête de l’eau. Peter David tente de s’amuser avec ces clones, dans un exercice clos et cloisonné. Les personnages sont tous des extrémistes dans leur style. Un pastiche où les curseurs sont poussés bien au delà de l’acceptable. 
  • Spider-Man : Renew your vows #7 : Expéditif, effréné et énergique, Conway ne perd pas de temps. La réunion parfaite entre avancée et classicisme contente tout le monde, mais personne ne semble s’y intéresser. Justement, la reconnaissance aveugle du titre le prive d’une propulsion au sommet. Pour le mieux d’un côté, sans doute, Conway est libre sans tromper son lectorat de promesses alléchantes. 

Ce kiosque attire sans contenter. Les deux approches de Parker se complètent comme elles s’opposent. Le reste est dispensable, même si la série de Conway est, mois après mois, la seule vraie originalité du sommaire. 


Première fournée de kiosques de février peu satisfaisante.  Rien d’indispensable, malheureusement. Rendez-vous en fin de mois pour d’autres numéros que l’on espère plus enthousiasmants !