CoMix Stories VF – Novembre 2018

Avengers Legacy #5 – 05/10

Scénario: M. Waid, A. Ewing, J. Zub, B. M. Bendis – Dessins: K. Jacinto, M. Perkins, S. Izaakse, P. Medina, J. Vlasco, J. Bennett, R. Jose, H. Ramos, A. Maleev, S. Caselli

  • Avengers #681-684 : La récréation du mois dernier se fait longue, très longue, il serait grand temps de tirer un coup de sifflet.  Cette partie cosmique à terrain de jeu terrien s’étire, s’ennuie, sans dessein franc : les héros vont forcément remporter le jeu, c’est une vérité, ceux qui disparaissent ne le sont pas, et pour les autres, crochets droits, gauches, sur des pages privées du talent de Larraz, qui perdent immédiatement en saveur. Ne restent que Voyager qui n’est pas ce champion du passé recouvré, et un Géant la rage au ventre qui revient. Ces détails n’excuseront pas le constat évident qui surgit( et graveleux, je vous l’accorde), mais on s’emmerde sur Avengers !
  • Champions #16 : Champions continue de suivre le recrutement, ces sauvetages du quotidien, une vie de jeunes héros. La série manque toujours d’ambition, de celle des Young Avengers il y a longtemps. Comme chaque mois, cela n’est certainement pas suffisant pour condamner la série, de là à en faire le fleuron du catalogue non plus. Il suffirait d’un coup d’éclat et d’une volonté farouche de l’éditeur pour faire de ces jeunes personnages, les grands de demain. Pour l’instant, Champions n’est qu’une simple annexe, où trois Visions se partagent l’affiche, tout simplement. 
  • Invincible Iron Man #598 : Des retours, le premier on s’en doutait, le second pas du tout, et le dernier n’est pas plausible, il va falloir s’expliquer. Invincible Iron-Man s’étire elle-aussi sur une intrigue façade dont on perd le crépis au fur et à mesure. Le travail de Brian Bendis sur la série s’effrite mois après mois, tout est fait pour le #600, au détriment de ces numéros prévisionnels. La série subit la décompression volontaire de plein fouet. Bien heureusement, elle peut compter sur un duo artistique qui fait des merveilles

Mon euphorie des mois s’évapore radicalement. Avengers n’arrive pas à s’extraire de ces coups fourrés, la saga cosmique du moment rallonge un jeu qui n’a plus rien de grandiose. Champions, elle, ne risque jamais la sortie de route, quant à Invincible Iron-Man, le numéro anniversaire #600 sera la prochaine (grande, on l’espère) messe du personnage, la série tortille en attendant. Le kiosque n’est plus un immanquable. 


Marvel Epics #3 – 08/10

Scénario: G. Duggan, D.Cates, C. Hastings – Dessins: A. Kuder, M. To, G. Shaw, Flavanio

  • Guardians of the Galaxy #150 : Duggan s’intéresse à Adam Warlock tout en continuant l’affrontement entre les Nova et les Raptors. Le scénariste retrouve un peu le mélange action, humour, continuité qui faisait son succès au début de la série. C’est nettement mieux que les épisode précédents et le duo Kuder/To réalise de belles planches. La série est terminée mais en fait non. Marvel lance ensuite Infinity Wars qui est en fait, au début, la suite GoG. C’est Marvel, quoi. Panini annonce en fin de magazine qu’aucune relance de la série n’est prévue à ce jour. N’importe quel lecteur de comics un peu informé sait depuis plusieurs semaines que la série redémarre en janvier sous la houlette de Donny Cates mais l’éditeur de Marvel en France ne le sait pas encore….Je sais que les éditos se préparent à l’avance mais quand même, un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Ah, Panini, je t’aime quand tu es bon comme ça !
  • Thanos #16-18 : Le GROS morceau du mag. Cates nous révèle l’origine du Cosmic Ghost Rider, l’identité du Déchu et nous propose enfin la baston entre les Thanos ! La narration sous forme de conte au second degré, les dialogues très bons, les personnages “What The Fuck”, les scènes de baston énormes et l’apparition ironique de la Mort font de ce trio d’épisodes une totale réussite. Sans parler de cette fin en finesse. Geoff Shaw est excellent aux dessins, progressant sur chaque épisode. Faisons simple : Thanos est un chef d’œuvre !
  • I Am Groot #5 : Pas la cible. Pas lu.

Marvel Epics contient une merveille : Thanos ! Rien que pour cette série, le mag est à posséder ! La suite dans Infinity Wars en janvier après seulement 3 numéros de Marvel Epics, un classique chez Panini en somme.


Spider-Man #5 – 05/10

Scénario: D. Slott, C. Gage, C. Zdarsky, B. M. Bendis – Dessins: S. Immonen, M. Hawthorne, A. Kubert, J. Frigeri, G. Parlov, O. Bazaldua

  • Amazing Spider-Man #795-796 : Une routine s’est tressée, une mise en pause toute relative, tout le Marvel Legacy s’est bâti sur l’attente de numéros anniversaires ronds, à plusieurs zéros, complètement factices. Iron Man en souffrait, Spider-Man n’esquive pas. A quelques encablures du #800, les personnages tournoient, attendent. Encore que Slott atermoie convenablement. La relation avec Morse se développe (encore cette peur d’une relation stable …), l’astrologue revient rendre la clef et le Sorcier Suprême se voit pousser des cornes, sans que l’on sache pourquoi. Quelques idées, des détails, une halte bienvenue avant la déferlante rouge, ou verte, ou les deux. 
  • Peter Parker : Spectacular Spider-Man #300 : Ne traînons pas, Chip Zdarsky rejoint la liste déjà occupée par Gillen et Priest des auteurs que je n’apprécie pas, sans vraiment comprendre pourquoi. Ce numéro n’a rien d’une célébration avec bougies. La manœuvre éditoriale de l’épisode anniversaire achoppe : Invasion d’une IA menée par le Bricoleur, division renégate du S.H.I.E.L.D, voyage temporel dégénéré, l’auteur se permet tout les excès pour notre déplaisir. 
  • Spider-Man #237 : Discuter, palabrer, parloter, pérorer, épiloguer, Bendis le fait très bien. Spider-Man n’est pas désagréable, à aucun moment, mais se végète dans une lassitude trop habituelle. Oncle Davis a survécu à Secret Wars, sa rencontre avec son neveu coupe court, Bendis n’en fait rien, pour l’instant, comme ce suspens final qui peu redistribuer les cartes. 

Mon euphorie des mois s’évapore radicalement, encore. Slott prolonge, alors que la suite s’annonce comme une boucherie rouge sang, la suite devrait dynamiter une fin de run exemplaire depuis ; Chip Zdarsky ne captive pas et Brian. M. Bendis se laisse oublier. Spider-Man aussi n’est plus infaillible, et ça malgré une belle couverture limitée. Un achat par habitude de plus, il serait bon de revenir pour un départ frais. 


Batman Rebirth #18 – 07/10

Scénario: T. King, J. Tynion IV, B. Hitch, D. Jurgens, R. Williams Dessins: C. Mann, T. Moore, J. Merino, P. Briones, F. Pasarin, V. Bogdanovic, W. Conrad

  • Batman #37-38 : Le numéro #35 se charge de clore ces ébats, ce débat et tous se débattent pour l’amour légitime du Batman. Catwoman passe le test, comme une droite d’aimer, décorée par Talia. Visuellement très abouti, mais au script résumé expédié, finalement, ces numéros sablés crissent. Alors que l’épisode #36, lui, est une petite pépite de dialogue, de narration miroir, de progression parallèle et de jeux sur la répétition. Tom King construit très habilement son numéro autour d’un entonnoir, où son talent de dialoguiste fait des merveilles, bien aidé par le trait clair de Mann.  D’ailleurs, ce #36 rejoint le précédent #19 dans cette liste “numéro coup de cœur par Tom King sur Batman”. 
  • Detective Comics #973-974 : Décidément, les commentaires se ressemblent, en plus sévère. Merino et Briones n’atteignent pas les canons des artistes précédents, juste des copies argileuses de ce que le mainstream peut faire de mieux. Par contre, Tynion IV ne cède pas, se rapproche dangereusement de ce qu’il nous a montré. Une sémiologie de la chute de Drake, puis celle de Kate, se faufile insidieusement dans les pages de la série. Je ne peux que vous prescrire cette série, depuis les tous débuts. 
  • Justice League #30-31 : Numéros non lus.
  • Action Comics #991-992 : Naïfs et grossiers, ces deux numéros le sont certainement. Mais, sans explication rationnelle, ce “El-Effect” (le Oz est peut être la plus grosse trahison de cette saga) se laisse digérer. Le folklore kryptonien en prend un coup, où plusieurs générations vont devoir s’affronter. Superman voit son monde se renverser, où toutes ses références s’effondrent, c’est l’impression donnée. Il serait par contre téméraire de conseiller cet arc comme un nécessaire du personnage. 

Il faudra bien le reconnaître, ce qu’Urban veut nous vendre comme un codex de journal chez DC n’est pas simple à décoder. Très hétéroclite, trop inconsistant (Justice League n’est pas recommandable, Action Comics à peine plus), Batman Rebirth s’épuise à contenter, sans grande réussite globale. Néanmoins, malhonnête serait celui qui compisse aveuglement sur cette sortie. Batman #37 est culte, Detective Comics n’est pas beau mais raffole d’audace et Action Comics, malheureusement, ne se risque à rien, alors que l’étincelle vagabondait le long d’un fil de dynamite. A lire, encore un peu, jusqu’à la fin imminente du kiosque, à mon humble avis.