CoMix Stories #5

Première volée de kiosques d’avril avec du Spider-man, du X-Men et du Avengers !

 Spider-Man #011- 7/10 par Kidroy

Scénario: D.Slott, C.Zdarsky, B.M.Bendis, P.David, G.Conway, R. Stegman – Dessins: S.Immonen, A.Kubert, O.Bazaldua, M.Bagley, J. Frigeri, N. Stockman

  • Amazing Spider-Man #31 : Le titre prend tout son sens. L’ascension d’un empire avorte celui d’un autre. Peter Parker perd tout, délibérément. Forcément, derrière ça se cache grossièrement le cycle du retour propre à ce média, ça se voit. Le bagage historique de Slott sur le personnage lui permet de rendre ce revirement acceptable. Surtout qu’Immonen sublime carrément le titre, qui se hausse parmi les plus beaux de l’éditeur. La suite devra être suivie avec attention, le départ de l’auteur est pour bientôt.
  • Peter Parker : The Spectacular Spider-Man #3 : Lourde, bavarde, nigaude mais sincère, Zdarsky apprécie ce qu’était Spider-Man dans une rétrospective actuelle appuyée par Kubert. Un lecture par habitude de plus qui ne laisse aucune trace. 
  • Amazing Spider-Man : Renew your vows #9-10 : Le plaisir alternatif d’une vie réussie s’estompe numéro après numéro. Renew your vows n’est plus ce modèle de modernité respectueuse. La série est trop légère, trop peu mise en avant pour compter, et perd son artiste de génie. 

En se concentrant sur les 3 séries ci-dessus, le kiosque s’apprécie d’autant plus. Il est clair que le sommaire n’est pas grandiose, mais reste tout à fait reluisant. 


X-Men ResurrXion #006 – 6/10 par Boris

Scénario: M. Guggenheim, C. Bunn, Ed Brisson, T. Taylor, Sina Grace – Dessins: L. Medina, T. Silas, C. Smith, M Deodato JR, L. Kirk, A Vitti,I. Roberson, E.Salazar

  • X-Men Gold #10 : Toujours une série agréable qui alterne les séquences d’échanges et d’action de façon équilibrée. Guggenheim utilise l’Omega Red qu’il a introduit progressivement, ce qui donne un aspect à l’ancienne pas désagréable où l’intrigue se construit petit à petit. Aux dessins, Medina réalise un épisode de bonne facture, nettement au-dessus de RB Silva qui était présent jusque-là. J’aime lire cette série.
  • X-Men Blue #9 : Toujours une série sans grand intérêt où Cullen Bun montre qu’il ne sait pas écrire les X-Men. Situations basiques, dialogues médiocres et caractérisations des personnages plutôt à côté de la plaque. Je n’aime pas lire cette série.
  • Old Man Logan #26 : Ed Brisson change de tonalité par rapport à son prédécesseur. C’est moins fin et ça bastonne pas mal mais le scénariste prend le temps de bâtir son intrigue. Je suis curieux de voir où il veut nous emmener. Aux dessins, Deodato réalise un très bon travail, toujours détaillé et la colorisation donne une identité au titre.
  • All New Wolverine #23 : Tom Taylor continue avec son intrigue cosmique. L’intervention des Broods donne un petit côté horrifique sympa, l’intrigue du virus trouve son origine, c’est toujours bien dialogué avec ce qu’il faut d’humour et le cliffhanger donne furieusement envie d’aller voir la suite. Du tout bon, encore une fois.
  • Iceman #1-2 : Heu..comment dire…Non, là ce n’est pas possible. Je n’ai pas pu finir les 2 épisodes. C’est mal écrit, mal dessiné, sans aucun réel enjeu et le thème de l’homosexualité est traité avec des sabots ENORMES…Heureusement, ça ne va durer que 6 épisodes…

Un kiosque qui alterne toujours le sympa et le médiocre. Pour le moment, la balance penche encore du côté positif mais ça reste fragile. Reconnaissons-le, à part All New Wolverine que j’apprécie beaucoup, X-Men Gold et Old Man Logan ne sont pas des séries que je prendrais en librairie donc le rapport qualité prix est encore correct.


Avengers #010- 7/10 par Kidroy

Scénario: M. Waid, J. Zub, B.M.Bendis, N. Spencer, D. Cates – Dessins: M.D.Mundo, H. Ramos, J. Pina, A. Guinaldo, A. Maleev, S. Izaakse, S. Caselli

  • Avengers #10 : Après plusieurs mois de décadence narrative, le titre a toujours assumé une certaine patte graphique, Avengers est de nouveau intéressant. Pas passionnant, mais au moins déchiffrable. Ici, à la manière des Thunderbolts d’Osborn, nous suivons une équipe de dégénérés. Le composition de l’équipe est étonnante, surtout le cas Thor, aveuglé par sa quête d’Uru. Pas forcément raccord avec ce laissait entrevoir Unworthy Thor, sa participation questionne en bien. Pas au niveau de paranoia de la plume d’Ellis, les interactions entre les personnages laissent planer un doute sur les motivations de tous, et d’un notamment. Del Mundo, sur chacun de ses titres, participe à une légèreté toute relative étrange. 
  • Champions #10 : Là aussi, Waid retrouve son caractère cher aux Champions de défense des opprimés et des plus faibles. Enfin. Et là encore, sans être brillant, Champions renoue avec son discours social léger mais bien présent. Secret Empire apaise un Waid en perdition, et lui retrouve un cap défini. 
  • Uncanny Avengers #26 : Depuis la reprise du titre par Zub, Uncanny Avengers s’abîme sur un caractère impersonnel flagrant. Tout le rythme, les enjeux de poids et l’impact graphique de la collaboration Duggan / Larraz disparaissent. Il n’en reste qu’une série fade, dénaturée et sans intérêt. Même graphiquement, Izaakse, qui semble s’affairer sur plusieurs titres Marvel, s’aligne sur une production délavée, entre Medina et Anka. En plus, Panini fait le choix de publier un épisode déjà sorti des mailles de Steve Rogers, ce qui n’aide pas à l’implication. 
  • Steve Rogers : Captain America #19 : Lent, démonstratif et pertinent, Spencer  développe sans décevoir. Sa série mère est toujours ce complément indispensable, peut être le seul, à l’événement en cours. 
  • Infamous Iron Man #9 : Bendis parachève vraiment son travail sur ses déclinaisons métalliques. Infamous annonce un quatuor mérité mais oublié. Il trouble encore les cartes sur la redemption de Fatalis. Il est toujours impossible de déceler la part de sincérité du personnage. Le mystère est total après une petite année sur le titre. 
  • Invincible Iron Man #9 : Sorte de miroir en devenir de Stark, Riri prend un chemin dangereux. Son intervention enflammée en Latvérie interpelle, surtout au vu de cette fin très lourde de conséquences. Bendis allie parfaitement naïveté adolescente à une gravité politique plutôt intéressante. Caselli participe aussi à la qualité générale du titre. 

 


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