CoMix Stories #7

Oh, le joli mois de mai….enfin, presque puisque si Spidey et Avengers sont toujours au rendez-vous,  X-men nous abandonne suite à la prévision de restructuration de la gamme kiosque de Panini en juillet (dont nous avons parlé dans le Comistories #271) et la disparition de son sommaire de la seule série potable : All New Wolverine…Bye, bye, Laura…Peut-être en librairie…A la place, ce mois-ci, l’excellent récit complet Batman #6 avec Len Wein au scénario !


 Spider-Man #012- 6/10 par Kidroy

Scénario: D.Slott, C.Zdarsky, B.M.Bendis, P.David, R. Stegman – Dessins: G. Smallwood, A.Kubert, N. Leon, W. Sliney, B. Level

  • Amazing Spider-Man #32 : Cet intermédiaire aux bornes de la raison norme la suite, vers la dernière course de Slott sur le titre. L’auteur profite de cette pause dans une ambiance mystique où Smallwood sous sa meilleure lune retrouve son style immaginatif. Style qui colle bien plus au bouffon, c’est de lui dont il s’agit, qu’à l’araignée. Plus puissant que jamais, Norman devrait revenir pour le final, suite à l’ère Legacy. Slott renoue aussi avec les délires totémiques, et l’adapte à la continuité d’Osborn. 
  • Peter Parker Spectacular Spider-Man #4 : Quelle peine pour arriver au bout du numéro. Par très intéressant, bavard pour rien, intrigue simpliste, humour à chavirer, Zdarsky ne m’a pas convaincu, après 4 numéros, mon avis statue. Ca sera tout, il n’est pas certain de retrouver la série chroniquée ici. 
  • Spider-Man #20 : Il se passe  des choses chez Morales. Lire des comics, c’est aussi accepter, chez les BT, un changement figé, peureux de son propre futur au détriment d’un potentiel manqué. Miles Morales veut changer de vie, motivé par une nouvelle étape, un passage entre l’adolescence et l’âge adulte, signe d’une évolution significative en devenir. Cette envie est d’ailleurs appuyée par la nouvelle mini-série Spider-Men II. C’est évident, Morales devrait revenir là où nous l’avons connu, mais pas comme nous l’avons connu. Bendis fait les choses bien, utilise à nouveau son Techno Golem et assure un liant mince entre toutes ses séries (bon point déjà souligné précédemment). Pour la promesse d’une infidélité au bouclage, cause d’un abandon de certains (et je le comprends parfaitement), ces numéros sont à lire. Que nous réserve l’après Bendis sur Morales ?
  • Amazing Spider-Man : Renew your vows #11 : Le danger familial suite au rapt de la jeune fille par un Osborn biberonné ne convainc plus. Et pourtant, il y a quelques idées. Ces parents délaissés par toute pitié (dans les limites du raisonnable, ça reste une série Marvel courante) ne retiennent plus leur coup. Mais la fixation maladive d’un enfant bouffonne par son ridicule, malheureusement. La série n’est pas prise au sérieux, et se termine dans indifférence générale au prochain numéro. 

Ce Spider-Man #12 souffre d’un unique numéro par Slott, seul véritable moteur du mensuel. Le reste ballotte au milieu d’un niveau correct. Spider-Man, et Morales en particulier, pourrait prendre un chemin inattendu


Batman – Récit Complet #6 – 9/10 par Boris

Scénario: Len Wein – Dessins: J. Aparo, M. Rogers, J. Byrne, E. Chua

Ce nouveau Récit Complet Batman contient 10 épisodes formant 3 arcs, scénarisés par Len Wein et s’étalant de 1975 à 1980. Le ton et la narration typique de cette période sont bien évidemment présents, ce qui ne plaira pas à tout le monde, mais ces épisodes mettant en scène le Batman détective possèdent également une réelle densité narrative qui se fait rare dans les comics actuels, d’autant plus si l’on compare avec le run de Tom King sur le personnage, d’une décompression assez …nette ! Et si l’on affirme souvent que c’est Franck Miller qui a fait passer Batman du côté Dark, Dennis O’Neil avait déjà bien entrepris le virage et Len Wein a bien évidemment apporté sa pierre à l’édifice. Mais voyons en détails ce que contient ce kiosque au rapport qualité-prix assez bluffant !

  • Detective comics #444-448 : Le Chevalier Noir se trouve accusé d’un double meurtre qu’il n’a évidemment pas commis. Malgré des preuves accablantes, il va tenter de se disculper. Len Wein propose une enquête rythmée pleine de rebondissements, parfois naïfs, avec un vrai sens de l’écriture qui entretient le suspens. Le scénariste implique des personnages célèbres du Batverse ainsi que le Creeper. Aux dessins Jim Aparo régale. Son Batman est d’une noblesse sans faille et d’une présence physique incroyable (voir également les deux très bons tomes de Batman la légende chez Urban). La précision et le dynamisme de son trait sont toujours un plaisir pour les rétines. Son travail sur la mise en scène également : l’enchaînement du mouvement de Batman découpé sur plusieurs cases est remarquable. Ernie Chua, qui s’occupe de l’épisode de conclusion n’est pas en reste. Un arc très agréable à suivre, magistralement illustré !
  • Detective comics #478-479 : Cet arc en deux épisodes fait suite au run de Steve Englehart qui a vu Bruce Wayne nouer une relation avec Silver St Cloud avant que celle-ci ne rompe. C’est un Batman traumatisé par cet événement que met en scène Wein. Il va devoir faire face à un nouvel ennemi, Preston Payne, le troisième Gueule d’argile, lui aussi très perturbé. Un arc sous le signe du trauma psychologique. L’étude de la psyché des deux personnages est intéressante. Batman est en proie au doute et s’interroge sur son avenir en tant que Chevalier Noir et Payne subit les conséquences de sa difformité physique. La “chasse” au vilain est assez classique mais ce n’est pas cela qui compte. Wein fait à nouveau preuve d’un vrai sens de l’écriture, donnant de l’épaisseur aux protagonistes, semant aussi une ou deux pistes pour des épisodes futurs, ce qui là aussi fait défaut des les comics actuels tellement linéaires. Aux dessins, Marshall Rogers fait preuve d’un sens de la mise en page remarquable, assez cinématographique, mais son trait manque malheureusement de finesse. Encore un très bon arc, dans un ton différent du premier, avec un vrai travail sur la psychologie des personnages.
  • The Untold Legend of the Batman #1-3: Cette mini-série en trois parties est une sorte de bilan des grandes lignes de l’histoire de Batman. Certes, beaucoup d’éléments ne sont plus “canons” de nos jours,mais il est assez original de voir les idées produites sur le vrai premier Robin, le costume de chauve-souris, le constructeur de la Batmobile ou les relations Gordon- Batman. L’ensemble forme une belle revue même si la narration alternant flashbacks et scènes présentes est un poil répétitive. Aux dessins, John Byrne, encré par Aparo, sur le premier épisode et ce dernier sur la suite, livre une partition toujours impressionnante de lisibilité, de précision et de rythme.

Un kiosque indispensable pour tout amateur de Batman, mais pas seulement, tant ces épisodes sont bons. Le travail édito de Urban est toujours excellent et permet de remettre chaque épisode dans son contexte et d’enrichir les connaissances de l’amateur de comics. Bravo ! Encore une belle initiative de proposer du matériel de cette qualité à si petit prix !


Avengers #011- 8.5/10 par Kidroy

Scénario: M. Waid, J. Zub, B.M.Bendis, N. Spencer, G. Rucka,  – Dessins: M.D.Mundo, H. Ramos, J. Saiz, J. Bennett, J. Pimentel, M. Perkins, A. Maleev, S. Izaakse

  • Avengers #11 : La figure de Captain a été mise à mal. Sam Wilson hésite encore de sa stature, comme tous les membres de cette équipe hétéroclite. Waid sort ses meilleurs écrits depuis bien longtemps, discours riches, moments sympathiques, entre aide amicale et des valeurs morales, Avengers est lisible ; je dirais même à lire. 
  • Champions #11 : Ici aussi, Waid est pertinent. La tragédie de Las Vegas fut un tournant dans la politique de contrôle de Steve. Les Champions jouent leur rôle, celui de secourir. Mais là, il n’y a que des cadavres, des débris et l’agonie du génocide urbain. Dur, âpre et émouvant, Champions #11 change drastiquement des épisodes précédents, en bien.
  • Uncanny Avengers #27 : Pas lu, pas intéressé.
  • Captain America #25 : Ce numéro fait le lien avec le Secret Empire du mois, expose la reddition de T’Challa, la rencontre avec le régente mutante Frost, amorce le plan de Barnes tout en illustrant l’obtention d’un fragment de cube par les Résistants. Ce complément, ce tie-in, est indispensable pour celui qui souhaite lire Secret Empire avec un confort capital. C’est d’ailleurs une remarque élargie à tous les numéros de Spencer sur les Captains, des à-côtés de premières lignes. Un numéro prémonitoire, où les deux monologues des deux porteurs de bouclier se suivent. Pertinent, référencé, valeureux, Spencer n’aura pas faibli tout du long. 
  • Infamous Iron Man #10 : J’en suis certain maintenant, la prestation de Bendis sur les Iron Men, l’une de ses dernières chez Marvel, est bonne. Infamous Iron Man entretien le seul empire disparu des comics aujourd’hui, celui du secret. Il est impossible de deviner l’éventuelle conclusion de la série. Les personnages sont confus, comme le lecteur qui apprécie ce sentiment d’inconnu. Une série qui mérite un suivi régulier. 

Les Vengeurs, ses dérivés et ses figures solitaires nous redressent après des mois d’absence. Un vide qui dure depuis longtemps, et qui se termine avec ce numéro particulier. Vous imaginez !


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