CoMix Stories #3

Spider-Man #010- 8/10 par Kidroy

Scénario: D.Slott, C.Zdarsky, B.M.Bendis, P.David, G.Conway- Dessins: S.Immonen, A.Kubert, O.Bazaldua, M.Bagley, R.Stegman

  • Amazing Spider-Man#29-30 : Slott est un alchimiste. Rien ne se perd tout se transforme. Dans une résonance aux délires costumiers du Big Time, Doc Oc est de retour. L’auteur a installé tous ses pions, depuis Superior Spider-Man, l’échec et mat se déroule ici, pour l’un ou l’autre des personnages. Les enjeux sont inestimables, l’histoire d’une vie. Slott ne quitte pas l’opposition en cours, appuyée par le contexte, mais sa maîtrise de toute la chronologie présente du tisseur crédibilise son histoire. Toutes les parties sont recevables, Octopus a su se prouver digne par le passé. Slott fait aussi le très bon choix du mélange des sphères : les médias, la tête de l’entreprise et l’ego. Comme pour Aaron, le temps des idées triomphe sur l’appel de la relance. Et graphiquement, le titre se hisse au rang de vitrine. 
  • Peter Parker : The Spectacular Spider-Man #2 : La série de Zdarsky, dont je ne saisi toujours pas la renommée, galvaudée à mon sens, peine vraiment à tenir la comparaison avec le pilier Slott. Parker est comme il était. Zdarsky l’écrit comme il était. Cette époque, cette approche du personnage est révolue. De la bouffonnerie, une histoire de message codé, l’implication d’un Caîd peu crédible depuis Rosenberg, Zdarsky ne m’attire pas avec son gag ambulant. Le soupir d’une promesse familiale est instantanément évanoui. 
  • Spider-Man #18 : La série ne prétend pas au meilleur. Le divertissement passager est préféré. Brian M Bendis continue d’étoffer les relations entretenues par Miles et son entourage. Mais il serait peut être temps de laisser le personnage aux mains de quelqu’un d’autre.
  • Amazing Spider-Man : Renew your vows #8 : L’aura de fraîcheur et de renouvellement fidèle à l’image du tisseur se dissipe. La série réunit les enjeux, le ton et l’approche idéale. Mais encore, c’est dans cette direction que doit pointer l’horizon de Peter Parker. L’élan familial qui plane sur la concurrence pourrait donner des idées assumées à Marvel. RyV reste la valeur sûre, bien musclée par le dynamisme fou, et soigné, de Stegman. 

Peter David ne mérite pas qu’on s’attarde sur son travail. Ce kiosque Spider-Man est divers, en dit beaucoup sur son personnage. Des approches, des auteurs et des récits différents pour un plaisir avéré. 


X-Men ResurrXion #005 – 7/10 par Boris

Scénario: M. Guggenheim, C. Bunn, J. Lemire, Ed Brisson, T. Taylor – Dessins: RB Silva, K. Lashley, Joey Vazquez, C. Smith, E. NGuyen, M Deodato JR, L. Kirk

  • X-Men Gold #8 :  Fin de l’arc lié parait-il à Secret Empire. Comme d’habitude, c’est correctement écrit, plutôt bien dessiné sans être exceptionnel mais cela manque d’originalité. Giggenheim poursuit plusieurs trames en même temps, ce qui est intéressant et presque rare à notre époque, mais l’essentiel de l’épisode est constitué d’action. Sympathique sans plus.
  • X-Men Gold #9 : Nouvel arc où le scénariste utilise le thème déjà vu de la ségrégation envers les mutants mais une petite piqure de rappel en nos temps troublés ne peut faire de mal. Toute la partie devant le congrès est bien écrite, simple et limpide. Guggenheim développe en parallèle les relations entre les personnages. Un épisode plus consistant que d’habitude.
  • X-Men Blue #8 : Cet épisode développe un peu les personnages mais Cullen Bunn propose des dialogues maladroits et des situations balourdes. Aux dessins, Cory Smith et Joey Vazquez font le travail, avec une préférence pour le premier. X-Men Blue est clairement la série la plus faible du magazine.
  • Old Man Logan #24 : Jeff Lemire termine son run de belle manière. Ce dernier épisode d’un arc trop long fait rejaillir les émotions qui ont fait de Old Man Logan une excellente série dans son premier tiers. Tristesse, mélancolie et apaisement traversent cette dernière livrée. Le scénariste joue à nouveau avec le thème de la famille dans lequel il est souvent très bon.
  • Old Man Logan #25 : Passage de témoin avec Ed Brisson et Mike Deodato JR. Un premier numéro assez étrange, les enjeux ne sont pas clairs et l’ensemble est pour le moment assez bas du front. Je laisse le bénéfice du doute et quelques épisodes à Brisson pour juger.
  • All New Wolverine #22 : Épisode assez fun avec les Gardiens de la Galaxie en Team-up. Tom Taylor maîtrise toujours sa série avec beaucoup d’humour  et poursuit son intrigue avec le virus mutant. C’est toujours agréable à lire bien qu’un peu décompressé et Leonard Kirk fait un travail correct.

Un kiosque correct qui se lit avec plaisir malgré un X-Men Blue toujours pataugeant et un Ed Brisson qui démarre timidement sur Old Man Logan. Les autres séries savent nous redonner la sourire !


Avengers #009- 5.5/10 par Kidroy

Scénario: Mark Waid, Jim Zub, B.M.Bendis, Nick Spencer, Donny Cates, Mags Visaggio- Dessins: Mike Del Mundo, Humerto Ramos, Kim Jacinto, Jahnoy Lindsay, Javier Pina, Andres Guinaldo, Alex Maleev, Sean Izaakse

  • Avengers #9 : Mark Waid contraint de se plier aux directives de l’empereur Spencer martèle à tort. Comme pour ANAD Avengers #15, l’auteur enseigne, encore, les valeurs de sacrifice, de justice et d’amitié au personnage qui n’a plus rien à apprendre depuis longtemps, par contre. Une expédition temporaire dans un ailleurs inconnu, assez inconsistant mais où le trait de Del Mundo participe  l’étrangeté du voyage. 
  • Champions #9 : Bien plus désagréable sur Champions, où ce même Waid n’a plus son pareil pour décevoir sur ce titre. Une nouvelle héroïne apparaît mais pas l’envie d’en savoir plus à son sujet. Une mauvaise surprise “créative” avant que Waid ne plonge ses personnages dans le conflit en cours. Secret Empire a osé à faux avec les Champions tout ce que Waid a tenté d’éviter, dans une niaiserie infantile finalement, et la suite promet une gestion difficile du groupe. 
  • Uncanny Avengers #25 : C’est brutal, pas très subtil, avec des dialogues innocents et nigauds comme on en lit des dizaines. L’équipe en devenir s’en sort, étonnamment, avant le prochain combat. Kim Jacinto, jeune Coipel, lui aussi s’en sort très bien, bien mieux même que ses personnages, avec des fonds totalement vides cependant.   
  • Steve Rogers : Captain America #18 : Voilà ce qu’aurait dû être Secret Empire (avant de basculer dans une ruade vers un prochain table rase déjà reconnu), une vision du monde, du contrôle altéré, dirigée par l’Hydra. Ne boudons pas notre plaisir, si l’event principal déçoit, la série principale de Spencer reste un immanquable, plus piquante, et pertinente que ce que fait l’auteur ailleurs. 
  • Infamous Iron-Man : Les deux porteurs se confrontent, et seul Fatalis retient notre attention. Riri, ou Bendis, dégénère dans son propre style d’adolescente branchée qui comprend tout, et croit tout maîtriser. Dommage, surtout que le numéro a encore pour lui un artiste très talentueux, un développement de Ben Grimm ambigu et une conclusion très étonnante.

Ce qui devrait être le kiosque porte étendard, se transforme petit fanion déformé par la brise monotone. Les Vengeurs de Waid se punissent eux même, ceux de Zub manquent autant d’expérience que son auteur. Pour les séries en solitaire, le constat est bien meilleur. 


 

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